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Saturday, December 25, 2010

L'insurrection qui vient

Trois an de retard, mais avec mon intérêt ressuscité par la discussion en Allemagne j'ai finalement réussi à lire l'Insurrection qui vient écrit par un comité invisible. Quoi ajouter sur un tract politique qui a été si commenté (hier die taz, die FAZ und die SZ)? Quoi même penser d'un texte si tronqué et universel dans son choix de sujet?

J'ai été déçu pendant ma lecture, tous ces critiques avaient suscité une attente qui aurait peut-être été impossible à remplir. Pour moi le texte n'est pas autant basé sur un individuel (et cohérent) argument mais est plutôt une collection d'observations même si celles sont clairement perspicaces et révélateurs et très citable (voir mon compte de Twitter). Elles sont surtout d'un cynisme (ils, même moi, diraient plutôt réalisme) et composées avec un esprit critique, que j'adore. Le problème pour moi a été qu'ils combinent cette description du monde d'aujourd'hui avec une prophétie de l'insurrection qui viendrait qui est d'une naïveté frappante et simplement peu crédible.

L'ironie de la situation, les auteurs célèbrent la violence des banlieues de 2005 peut-être ils seraient contents avec celle de 2010 à Lyon aussi, mais ils ne semblent pas réaliser qu'eux (les auteurs) font partis de ce système discriminatoire et oppressive contre lequel les banlieusards s'expriment, un système qui ne leur donnent pas les mêmes opportunités que précisément les auteurs de ce tract. Ceux-ci comptent profiter du système en demandant des bourses d'université et vivant d'elles! Ils veulent se rencontrer avec des autres révolutionnaires et discuter stratégie dans les autres métropoles internationales! En sommaire ils ne semblent pas réaliser qu'ils n'ont rien a voir avec un jeune sans bac qui exprime sa colère contre la société qui lui montre ce qu'elle a sans lui donner une vraie possibilité de l'acquérir.

Ils attaquent au contraire leurs (a priori) alliés naturels les bobos de la décroissance, de la consommation bio et d'une vie saine tout court. Le problème avec cela évidemment est que j'ai du mal à voir comment ils diffèrent de ceux qu'ils critiquent. Des bobos contre leurs grés si vous voulez, comme moi vraiment. Leurs rendez-vous internationaux, leurs bourses cela ne ressemble-t-il pas à la vie des adhérents de bio et d'Apple? (Car "Apple et la décroissance s'entendent curieusement sur la civilisation du futur.")

Finalement, qu'est-ce que c'est leur remédie aux problèmes mondiaux ou plutôt sociétaux? La violence (Meinhof: "und natürlich kann geschossen werden"), l'exploitation des structures existantes tout ce qui mènerait vers une utopie anarchiste où les inconnus se parlent et où les communes s'organisent eux-mêmes afin d'assurer approvisionnement des gens. Faut-il même la commenter cette utopie? Comment peut-on revenir à une société pre-industriel où chacun contribue ce qu'il peut ou sait faire pour le bien être de tous sans stimulant monétaire vu qu'on habite dans un monde dominé par des métropoles géantes sans des liens familiales d'un autre époque? A-t-elle jamais existé cette utopie d'ailleurs? N'était-elle pas une société raciste, répressive envers des femmes, guerroyée?

Je suis loin d'être impressionné honnêtement. Le document est un trésor de citations, de pensées et analyses pertinentes mais il n'est pas un argument politique cohérent ni propose-t-il quoi que soit réaliste comme soulagement pour une situation déplorable (une société consommatrice, superficielle, discriminatoire, inégale, exploitatrice et destructrice) que ses auteurs critiquent avec raison.

Monday, December 20, 2010

Mosquitoes

Slowly but surely I am working my way through the Faulkner canon. Now Mosquitoes, one of his earliest novels, only the second one published in fact. Eve more so than Faulkner's third novel Sartoris it is clear that Mosquitoes was not written by the author that found his voice in his later works. There are hints of it here and there, the philosophizing and theorizing on what happened and why. Yet, for the most part this Faulkner is much less of what makes him himself and so mythical later on. Much of the book is based on dialogue for example and not the extended reported dialogues or monologues of later books that allow for so much more twisting and turning within the protagonists' thought processes.

What was striking about Mosquitoes, negatively I dare say, is the portrayal of women which Faulkner proposes here. First of all are most of his active characters (Quentin Compson, Thomas Sutpen, Lucas Beauchamp...) men of course, women are objects only in most of his writing. Here they remain objects while being actors also. This, from a feminist point of view, leads to a deplorable portrayal of women as selfish, vain, really kind of stupid and erratic. There might be one, semi-sensible woman part of this novel, yet she of course is alone and desperately looking for a man, any man really. The starkness of this portrayal is really quite ridiculous from today's point of view and Faulkner being Faulkner I cannot hold a grudge against him for It. Yet, it's too blatant an issue in this novel to ignore it. Men in a way are not necessarily portrayed as better human beings, but rather as failed yet intelligent ones. That means where the women don't think and act stupidly, men do so as well but against their better judgement.

Mosquitoes thus is mainly of interest as the early work of a great writer who has penned an interesting novel not yet on the level of where he will be a few years later. Stemming from the pen of anyone else, this review would focus more onto the novel's strengths because it is a beautiful read still just overshadowed by what was too come.

Finally, a completely baseless hypothesis. I wonder whether Sartre's Mouches were inspired (for the title alone) by this novel. Ever since I read Le Sursis, I've mentally associated the two and it would seem to make sense for Sartre to turn the constant annoyance of the mosquitoes in Faulkner's novel to a play of his own. Or maybe not, but somehow it made sense when I came up with it.

Thursday, December 16, 2010

Andernorts

Ein merkwürdiger Zufall, wie ihn das Leben so oft spielt. Ich kaufte mir nach einer Rüge eines Freundes, daß ich nicht genug moderne Literatur lesen würde, einen ganzen Packen (3-4) Bücher von jüngeren (bzw noch lebenden was ja für mich schon ein Fortschritt ist) Autoren, welche positiv in den Medien bedacht worden waren und mich ansprachen. Doron Rabinovici Andernorts also, ein österreichischer Jude aus Wien. Rabinovici ist neben seiner Autorentätigkeit Historiker und verfasste seine Doktorarbeit über die erzwungene Zusammenarbeit Wiener Juden mit der Gestapo in der Fahndung im Untergrund lebender anderer Juden, ein Thema (siehe den oben erwähnten Zufall) mit welchem ich insofern einigermaßen bekannt bin als daß die Nazis die gleiche Taktik später in Berlin anwandten und ich hierzu bereits eine Doktorarbeit las.

Lange Rede, kurzer Sinn. Ein Autor mit einem interessanten kulturellen Hintergrund also, akademischem Interesse obendrein. Andernorts entspricht nun ironischerweise wenig dem hier jetzt aufgebauten Drohbild, sondern ist eher als angenehmer Unterhaltungsroman zu bezeichnen. Auch wenn der Hauptdarsteller das literarische Zerrbild des Autors ist und dieser sich sicherlich hier mit seinem österreichisch-jüdischen Erbe bzw Leben auseinandersetzt, so tut er dies doch in einer sehr aufgeschlossen und lockeren Weise. Vielleicht ist sein Roman pädagogisch zu verstehen und soll Leser ansprechen, welche vor ähnlichen Thematiken bzw Autoren sonst eher zurückschrecken. Ich weiß es nicht. Ein lohnenswerter, schnell gelesener Roman in jedem Fall.

Wednesday, December 08, 2010

Le Coeur des enfants léopards

Le reproche le plus pertinent de néocolonialisme qu'on peut faire aux français même ceux qui condamne le Françafrique et toute intervention dans le genre de Sarkozy à Dakar en 2007 est qu'ils ne lisent très peu de littérature francophone qui ne soit pas franco-français. Une petite phrase dans Le Monde de livres il y a quelques mois m'a fait remarquer cela et je l'ai dû affirmer à plusieurs reprises depuis. Comme (trop) souvent en découvrant une trou de connaissance de mon part j'ai essayé de m'y mettre un peu. Cela m'a fait découvrir des auteurs comme Kateb Yacine ou Ahmadou Kourouma. Cette fois ci, c'est Wilfried N'Sondé alors et Le Coeur des enfants léopards.

N'Sondé est un cas particulier dans le sens qu'il est né en Congo-Brazzaville, mais a grandi en France. Aujourd'hui, et depuis 18 ans, il habite à Berlin où il se sentait plus confortable comme étranger qu'en face du traitement comme étranger en étant français à Paris (taz). D'une façon assez drôle il pose des problèmes d'identification similaire aux auteurs habsburgiens que j'ai lu récemment.

Son livre est un cri de rage et d’amour (afrik.com). L'histoire d'un jeune banlieusard qui se retrouvent dans le prison complètement défoncé et bourré et qui laissent dans une longue monologue intérieur à peine interrompu par des changements de perspective passé sa vie devant soi. Il est partagé entre son arrière-plan africain représenté par un ancêtre donnant du conseil et sa vie en France représenté par la fille qu'il aime, entre ses vieilles habitudes de banlieue et le début de ses études.

Le lecteur se voit emballer dans cette monologue, incapable de s'en détacher, sans doute pas toujours d'accord avec le protagoniste mais ressentant sa peine et sa détresse. C'est un sort de La Haine littéraire en plus intelligent et réfléchi. Le seul reproche qu'on peut faire à l'auteur est la perplexité (pauvre traduction pour Hilfslosigkeit) avec qu'il laisse son lecteur à la fin. Si c'est ça la vie pour certains-uns (et sans doute beaucoup trop), que faut-il faire contre?

Saturday, December 04, 2010

The Bridge on the Drina

For once neither of my usual trilingual fare but a Yugoslav (Bosnian?) author writing in Serbo-Croat. Ironically, he is nonetheless comparable to my most recent trend of Habsburgian authors reflecting on the disappearance of the country of their youth (Ernst Weiss, Joseph Roth). Except that he is completely different of course. I hope this beginning has been sufficiently confusing by now. Ivo Andrić is an author (and diplomat before that) born in Bosnia who spent his formative years in the Austro-Hungarian Empire, getting his PhD in Graz for example. Yet, as a Yugoslav nationalist, he is imprisoned during the First World War by the Austrians (or Hungarians or, most fitting, simply the army). Thus, while he was in way shaped by the same forces which affected the aforementioned German-language, he drew almost the opposite conclusions from them. His writing does not reflect a longing for a glorious (glorified?) past, but rather a potential such future even while coupled with a loss of identity which occurred earlier (namely, the disappearance of the Ottoman Empire from the Balkans).

In The Bridge on the Drina Andrić recounts the history of a bridge which the Ottomans had built near Višegrad crossing the Drina and the fate of the accompanying town. Said town is populated by Christians, Muslims, and Jews; Serbs and Turks; Askhenazi and Sephardim. With the withdrawal of the Ottoman forces, the Austrians and Hungarians move in as well. Even an Italian makes his living there. Yet, Andrić gives a hard to read tableau of this truly European melange. His groups live next to one another, not with each other, they rarely intermingle, try to hold on to their customs in the face of change, and fail even at that.

This is a book hard to judge, even harder to describe. Literary speaking I was not enamored with Andrić's writing (or the translation thereof). There is no story which the reader latches onto, not even many recurring characters. Rather the novel at times seems like literary equivalent of a documentary. Never trying to excite or to truly captivate the reader, but to inform him, to give him an understanding of the Babel that Bosnia was (and is?). It is not an easy book to enter into, but one that slowly grows on one and rewards the obstinate reader at the end.

Sunday, November 28, 2010

Berlin, deux temps trois mouvements

Malheureusement j'ai laissé trainé la critique de ce petit livre beaucoup trop de temps et sans les impressions immédiates cet exercice ne vaut plus beaucoup trop souvent. Berlin, deux temps trois mouvements d'une certaine manière est une déclaration d'amour à Berlin de quelqu'un qui y a vécu (1985-1991) et qui se connait dans son histoire littéraire et intellectuelle avec une lucidité qui est impressionnante. D'une autre manière on pourrait réclamer que le livre sert comme guide touristique pour les sophistiqués qui ne voient pas l'intérêt du guide de masse du voyageur supposé individuel (Lonely Planet).

Je me suis bien retrouvé dans un livre qui décrit un Berlin que je connais à peine (à cause de mon âge à l'époque) mais dont je retiens un vif souvenir de mon adolescence qui se passait au même temps que la disparition de ce Berlin. Beaucoup de nostalgie, un peu de tristesse et d'amertume et le doute si - autant que je voudrais bien revenir vivre dans ma ville natale ('meine einstige Bleibe nicht meine Heimat' frei nach Peter Handke) de nouveau - je devais le faire simplement parce que cette ville à laquelle je tiens n'existe plus.

Berlin, en somme, est en train de devenir une ville comme les autres. D'où qu'on pourrait se détacher. Ou ne plus y poursuivre, dans une nostalgie troublé, que le souvenir de ce qui en faisait l'altérité, la violente, irrémédiable et dramatique originalité.

Sunday, November 14, 2010

Der arme Verschwender

So langsam werde ich anscheinend zum Experten deutschsprachiger Exilliteratur, - Joseph Roth, Georg Glaser, Walter Mehring - jetzt also Ernst Weiss: Der arme Verschwender. Ähnlich wie bei Joseph Roth ist es fast unmöglich zu etablieren, welches nationale Prädikat man ihm eigentlich anhängen soll. Deutscher Muttersprache, im österreichisch-ungarischen Prag geboren, in den Zwischenkriegsjahren in Berlin lebend, als Jude flüchtete er 1933 über seine Heimatstadt nach Paris. Ein deutschsprachiger Autor also und ein schönes Beispiel der Unmöglichkeit simplifizierender nationaler Definitionen. Weiss beging tragischerweise am 14. Juni 1940, dem Tag des Einmarsches der deutschen Truppen in Paris, Selbstmord und verstarb einen Tag später.

Sein Roman aus den dreißiger Jahren befasst sich kaum mit den politischen Themen seiner Zeit, sondern eher mit dem Schwierigkeiten der vorhergehenden Jahre. Sein Protagonist, der arme Verschwender, ist ein junger Mann als Sohn eines erfolgreichen Arztes aufwachsend, welcher trotz aller Bemühungen es nicht schafft seine Familie zu stabilisieren und zum Erfolg zu kommen. Er leidet unter den Widrigkeiten seiner Zeit, dem Ersten Weltkrieg, den sozialen Normen, dem Egoismus seiner Zeitgenossen und dann der wirtschaftlichen Umstände der Nachkriegsjahre. Er ist in dieser Hinsicht Symbol einer Generation, welche es nicht schafft den wirtschaftlichen und sozialen Rang ihrer Vorfahren zu bewahren und kann herin mit dem Protagonisten von Roths Radetzkymarsch verglichen werden. Auch wenn Weiss also die sozialen, wirtschaftlichen und politischen Umstände seines Helden kaum detailliert schildert, zeigt er ihre harsche Natur alleine durch die Schilderungen seiner (Miß)erfolge auf.

Ein fesselnder Roman, den ich innerhalb zweier Tage verschlang und der mir ein weiteres Mal einerseits die Verkrustung des Habsburger Reiches vor dem 1. Weltkrieg aber andererseits die hohe Qualität seiner Schriftsteller bewies.

Monday, November 08, 2010

Civil War Stories

Ambrose Bierce's short stories reflecting his experiences in the American Civil War are reminiscent of Poe's or Twain's stories, yet they are darker than the former's and more sarcastic than the latter's. Bitter Bierce, as he was known, combines an interesting life (he served in the Civil War, lived in England for a while, worked as an upright journalist fighting big business, and finally simply disappeared in the throes of the Mexican Civil War while following Pancho Villa's troops) with a taste for the death, suffering and the grotesque. His characters kill their relatives or die randomly while enjoying themselves behind the front. Yet, his characters also display a pride and sense of duty (whatever the cause) that Bierce mocks while also respecting even admiring it. His stories are thus confounding in their contrast of harsh, gruesome endings, their lack of a moral juxtaposed with the moral integrity and unbending, exaggerated to become almost stupidity, character of his personages.

Monday, November 01, 2010

L'Armée de ombres

L'Armée des ombres de Joseph Kessel paraît plus connu comme film que dans sa version écrite, pourtant l'originale. Kessel décrit (en 1943) la vie de et dans la résistance. Les conditions dures de la vie de ceux qui s'y sont engagés, la cruauté des allemands, le danger dans lequel couru des résistants au quotidien. J'ai trouvé son récit plat au début, simplement à cause du fait que j'avais l'impression que Kessel s'engageait trop comme écrivain officiel de la résistance. Selon lui, il n'y a ni animosité (entre gaullistes et communistes par exemple) ni une opposition importante française à la résistance. Dans les deux cas on sait que le contraire a été vrai évidemment et surtout sa manière de prétendre que (presque) chaque français aurait volontairement aidé des résistants m'a enragé dans sa fausseté. Surtout quand Kessel laisse raconter ses propres protagonistes qu'il y a toujours si peu de gens pour autant de travail de résistance. Mais pendant ma lecture je me suis mis de plus en plus dans les anecdotes racontées et dans l'héroïsme indéniable de ces gens. Le livre a été écrit en 1943, Kessel n'aurait pas pu se plaindre du manque de soutien apporté à la résistance et la création du mythe français de la résistance nationale et universelle ne peut pas trop lui être reproché quand même. D'une certaine façon le bouquin doit être lu non comme un romain mais comme un récit journalistique d'un groupe de gens luttant pour un but et s'y consacrant entièrement. Surtout le monologue intérieur de la personnage principale du livre sur le sens ultérieur de la résistance a été instructif dans ce sens. Je voudrais bien savoir combien de liberté avec les faits Kessel s'est permis, mais son récit reste fortement impressionnement au final.

Sunday, October 31, 2010

Laubsturm

Gabriel García Marquez Laubsturm ist eine kurze Novelle, welche Teil der von meinem Großvater mir vererbten Büchersammlung ist. Es ist ein sehr ansprechendes Buch, vor allem in seiner Erzählweise aber auch in seiner nüchternen und trotzdem sentimentalen Betrachtung des menschlichen Daseins. Diese Kombination scheint nicht möglich zu sein, ist es aber, sie erinnert mich auch stark an meine Lieblingsautoren, romantisierende, die Vergangenheit glorifizierende Schriftsteller, welche Grausamkeiten wiedergeben. Marquez erzählt hier wenig an Aktion, drei Generationen einer Familie sitzen in einem Zimmer und wachen am Sarg eines Toten und während nichts passiert erzählen diese drei in ständig wechselnden Erzählperspektiven wer sie sind und was sie in ihrem Leben getan haben und vor allem wie unterschiedlich sie die gleiche Angelegenheiten wahrnehmen.

Ich habe ja bisher nicht viel lateinamerikanische Autoren gelesen (eigentlich nur Marquez, Neruda und Donoso) war aber dafür jedes Mal sehr angetan. Vielleicht doch einen Grund mein Spanisch ein wenig aufzubessern (oder auch, weniger euphemistisch, damit beginnen es zu lernen).

Wednesday, October 27, 2010

Die Mutter

Maxim Gorki scheint, so weit ich das nach der oberflächlichen Lektüre zweier Artikel verstehe, oft als treuer kommunistischer Schreiber kritisiert werden. Er gilt als ein Schriftsteller der den sozialistischen Realismus prägten sich aber durch seine ideologische Treue intellektuell selber im Weg stand. Ich bin mir nicht sicher, ob ich dieser Meinung, nachdem ich Die Mutter gerade beendet habe, beistimmen kann.

Gorki ezählt in diesem Roman die Geschichte einer älteren Frau, welche in ihrem ganzen Leben von ihrem Mann und indirekt vom industrialisierten-kapitalistischen System mißhandelt wurde. Nach dem Tod ihres Mannes, wird ihr Sohn zu einem führenden Sozialisten und reißt in seinem Bugschwall seine Mutter mit. Sie wird glücklicher, gebildeter, lernt eine neue Umgebung kennen und schätzen, sie verändert von Grund auf ihr Leben am Ende desselben.

Diesen Weg zeichnet Gorki für uns nach mit all seinen Nebenfiguren, Revolutionären und solchen die es erst noch werden wollen. Sicherlich sind seine Charaktere holzschnittartig, sein Menschenbild naiv. Kaum eine Romanfigur entwickelt eine Persönlichkeit und mit wenigen, kaum genauer geschilderten, Ausnahmen sind alle Menschen gut und dem Sozialismus über aufgeschlossen. Das, was man ihnen noch vorwerfen könnte sind Unwissen und Feigheit, aber in beiden Fällen genügt ein kleiner Ruck und der Mensch weiß, wo er stehen muß.

Aber Die Mutter ist mehr als dieses sozialistische Wandgemälde, er beschreibt auch eine historische Wahrheit oder eher historische Wahrheiten. Einerseits das Leben Leiden der arbeitenden bzw Landbevölkerung im Russlan des frühen 20. Jahrhunderts, welches in seiner Kastenhaftigkeit schreckenserregend ist. Andererseits die Hoffnung und das Vertrauen, welches viele Menschen angesichts der eben zitierten Umstände in de Sozialismus legten, ihre Überzeugung, daß dieser zu einer utopisch gerechten und egalitären Gesellschaft führen würde. Nein, natürlich irrten sie sich, aber wer kann ihnen ihren Utopismus verdenken angesichts der Staatsgewalt gegenüber simpler und friedlich vorgetragenen Forderungen? Das Porträt, welches Gorki von diesen Verhältnissen zeichnet, ist überzeugend und stimmig, so deprimierend es auch sein mag.

Letztlich bleibt anzumerken, daß einige Anmerkungen verschiedener Charaktere durchaus auf die möglichen Konsequenzen einer Revolution hinweisen. Auch wenn das Ausmaß des später folgenden Blutbades sowohl Gorki als auch seine Romanfiguren geschockt hätte, zeigen sie trotzdem, daß sie sich der Gefahr bzw der Möglichkeit eines solchen Ausgangs durchaus bewusst sind. Nur glauben sie ja einerseits an die darauf folgende Utopie und andererseits bleibt festzustellen, daß si ja kaum andere Möglichkeiten ergreifen können angesichts ihrer Unterdrückung.

Ich habe selten einen Roman gelesen, welcher in diesem Maße von der Geschichte eingeholt wurde, welcher in diesem Maße desavouiert wurde. Aus heutiger Sicht sind viele der Annahmen und Hoffnungen der Charaktere abwegig, ja abstrus und grausam, aber Die Mutter ist ein Kind ihrer Zeit. Sie muß in den Maßstäben ihrer Epoche beurteilt werden und wenn man dies berücksichtigt ist es aufschlußreicher, lohnenswerter, ja großer Roman.

Sunday, October 24, 2010

Europe blog

I have started writing on another blog over at the Foreign Policy Association. You can find said new blog here: http://europe.foreignpolicyblogs.com/

Sunday, October 17, 2010

Caramelo

While not really Tex-Mex, Sandra Cisneros who is Mexican-American and now lives in San Antonio (after having grown up between Mexico City and Chicago, seemed to fit my stint in Austin quite well. I hadn't read any chicano literature before and was curious to see how I would be able to relate to it. I needn't have worried. Cisneros' Caramelo seems to some extent mirror her life's writing, she tells of growing up neither Mexican, nor American, as the only girl in a family of seven kids, not to forget living in near-poverty. Her book is more than a coming-of-age story though, it mixes the life stories of not just her young protagonist, but also her father, (especially) her grandmother, her grandfather and (limitedly) other members of her family. Throw in some tidbits of Mexican and US border history that I was little aware of and you have a fascinating tale spun by an interesting writer immersing her English with Spanish words and sentences.

Monday, October 11, 2010

Das christlich-jüdische Erbe

Es ist schon ein Kreuz mit der Zeit, da leiste ich mir ein relativ teurer Auslandsabonnement um auch in Frankreich in Papierform auf dem Laufenden zu bleiben, was in Deutschland so an Wichtigem passiert, und dann muß ich mich über die ständige Beweihräucherung Helmut Schmidts oder andere Artikel ärgern. Auch dieses Wochenende wieder.

Ulrich Greiner kommentiert Bundespräsident Wulffs Versuch den Islam als Bestandteil Deutschlands zu bezeichnen. Wo kommen wir denn da auch hin! Nein, so platt ist Herr Greiner natürlich nicht, aber irgendwie sagen tut er das schon und seine Argumente hierfür sind so löchrig wie immer bei diesen nationalgläubigen Propheten (ok, jetzt werde ich polemisch, tut mir leid, aber nationalgläubig muß man ja schon sein, um einen solchen Artikel zu schreiben).

Was also meinte Wulff?

"Das Christentum gehört zweifelsfrei zu Deutschland, das Judentum gehört zweifelsfrei zu Deutschland, aber der Islam gehört inzwischen auch zu Deutschland." Der Atheismus sicherlich auch, aber den erwähnt er nicht. Was wäre nun sonst daran auszusetzen? Greiner meint, "er verwischt auf ungute Weise die Unterschiede. Das würde, wenn er recht hätte, darauf hinauslaufen, dass wir nicht mehr in gewohnter Weise von der christlich-jüdischen Kultur, aus deren langer Tradition wir kommen, sprechen dürften." Da ist die FR schon weiter:

Die aktuellen Ausflüge von CDU-Politikern in die deutsche Kultur- und Religionsgeschichte betrachtet der Frankfurter Erziehungswissenschaftler und frühere Direktor des Fritz Bauer Instituts, Micha Brumlik, als wohlfeile Rhetorik. Man habe sich hierzulande aus Gründen der politischen Korrektheit angewöhnt, von christlich-jüdischer Tradition zu sprechen. Dabei werde nur allzu leicht übersehen, dass die Juden in Europa über lange Zeiten hinweg sehr unter dem Christentum gelitten haben. „Wenn man fragt, ob es eine deutsch-jüdische Symbiose gegeben habe, so muss die Antwort lauten: Nein“, sagte Brumlik der Frankfurter Rundschau.

[...]

Die Bezugnahme auf die christlich-jüdische Tradition stellt für Brumlik eine euphemistische Verkürzung der Geschichte dar. Eine hegemoniale christliche Kultur habe es in Deutschland nicht gegeben.


Greiner versucht dann hanebüchener Weise einen Zusammenhang zwischen Gewaltenteilung und Christentum aufzubauen:
Die[...] Gewaltenteilung geht zurück auf das Alte Testament, in dem die Propheten als Sprecher Gottes den weltlichen jüdischen Herrschern oftmals in den Arm fallen. Sie gipfelt in dem Satz von Jesus: »Mein Reich ist nicht von dieser Welt.« Sie findet ihre Ausarbeitung bei Augustinus und seiner Lehre von den zwei Reichen. Es war der Augustinermönch Luther, der diesen Gedanken gegen eine Kirche stark machte, die ihn vergessen und die politische Gewalt usurpiert hatte.

Also, die Kirche hatte die Gewaltenteilung zwar ca 1,500 Jahre ignoriert, aber es ist natürlich trotzdem eine urchristliche Idee. Alles klar.

Und weiter im Text:
Und wer im Grundgesetz [...]liest, der findet zwei Sätze, die unser Selbstverständnis ebenso lapidar wie grandios enthalten: »Die Würde des Menschen ist unantastbar« (Artikel 1.1) und »Die Freiheit der Person ist unverletzlich« (2.2). Sie sind nicht denkbar ohne jenes Verständnis von der uneingeschränkten Verantwortlichkeit der Person, das seine Wurzeln in der Philosophie der Antike hat und schließlich in der Aufklärung zu neuer Entfaltung kam.

War denn die Antike jüdisch oder christlich? Ich bin mir da gerade nicht mehr wirklich sicher.

Was soll man da noch groß dazu sagen? (Fast) Alles was die westliche oder deutsche Kultur heutzutage ausmacht wurde doch letzten Endes gegen das Christentum errungen - die Gleichberechtigung der Frauen, der Schutz von Minderheiten, die sexuelle Freiheit des Einzelnen, der Individualismus (was mach auch immer davon halten mag). Einige moralische Grundsätze gibt es vielleicht noch, aber ob die nicht vielmehr universal sind und in anderen Religionen im gleichen Maße erhalten sind, muß mir auch erst mal noch jemand beweisen.

Das Ihr nicht wollt, daß der Islam Teil Deutschlands sei mag ja legitim sein (also für Euch, nicht für mich), aber dann laßt Euch doch bitte ein paar vernünftigere Argumente einfallen als diese ewige Leierei von den angeblich so prominenten jüdisch-christlichen Traditionen.

Monday, September 27, 2010

De la démocratie en Amérique I

De la démocratie en Amérique de Tocqueville est sans doute parmi le plus grand (et plus connu) œuvre de la littérature sur la politique. Étant, en sort, un spécialiste des États-Unis, vivant en France, il paraissait évident de le lire et, même si je n'ai que lu le premier livre de deux, l'exercice a valu son coût déjà. Je ne me permettrai pas ni la vanité ni le temps ici d'analyser ou critiquer un tel classique de 600 pages, mais je voudrais bien faire quelques commentaires.

D'abord il faut dire que la deuxième partie de ce premier livre a été infiniment plus intéressante et pertinent que la première. Cela à cause du fait que Tocqueville dans sa première partie donne surtout une description du système politique américain, vu ma connaissance importante (si je peux me permettre ce mot), ayant lu la constitution américaine plusieurs fois et les Federalist Papers en détail, il y avait peu d'aspects nouveaux dans cette partie pour moi.

La deuxième partie où Tocqueville interprète plus, analyse des mœurs, devient sociologue au contraire est une lecture fascinante même presque 200 ans après ce texte a été écrit. Ses analyses de la situation des trois ethnies américaines (blanc, noir et indiens), ses prévisions et croyances sur l'avenir et la présence des États-Unis reste pertinents aujourd'hui toujours. Cela même s'il se trompe assez brutalement dans certains cas - la législative gagnant du pouvoir face à l'exécutive, l'état face au gouvernement fédéral, la démocratie comme dictature de la majorité (voire des pauvres).

Et sans quelques citations - parfois tout simplement justes, parfois ironiques et fausses.:
Il n'y a, en général, que les conceptions simples qui s'emparent de l'esprit du peuple. Une idée fausse, mais claire et précise, aura toujours plus de puissance dans le monde qu'une idée vraie mais complexe.

Aux États-Unis {...] le pauvre [la majorité] gouverne. - Cruellement faux aujourd'hui évidemment.

Comment nier l'incroyable influence qu'exerce la gloire militaire sur L'esprit du peuple? Le général Jackson, que les Américains ont choisi deux fois pour le placer à leur tête, est un homme d'un caractère violent et d'une capacité moyenne.

N'amenez pas l'Américain à parler de l'Europe, il montrera d'ordinaire une grande présomption et un asez sot orgueil. Il se contentera de ces idées générales et indéfinis qui, dans tous les pays, sont d'un si grand secours aux ignorants. - Il faut admettre que l'inverse est vrai pour les Européens et les États-Unis.

Le negre n'a point de famille, il ne saurait voir dans la femme autre chose que la campagne passagère de ses plaisirs, et, en naissant ses fils sont ses égaux. - Tocqueville dans la piège raciste.

Ou je me trompe étrangement, ou le gouvernement fédéral des États-Unis tend chaque jour à s'affaiblir. - Oui, il s'est fortement trompé.

L'Amant

L'Amant de Marguerite Duras. Prix de Goncourt en 1984 (et alors le deuxième lauréat que j'ai lu après Jonathan Littel). Duras y raconte son enfance en Indochine colonisé dans les années 1930 à travers une jeune protagoniste de 15 ans. Il est clair qu'elle (l'auteure) s'est largement inspirée de sa vie au même temps, comme toujours dans ces romans, il est beaucoup moins évident combien le bouquin doit à l'imagination.

La jeune protagoniste parle surtout de son premier amant qui elle trouve à travers la frontière raciale et sociale qui séparait les européens des asiates en ce temps et cet endroit. On trouve tout un mélange de sensation difficile à différencier dans cette relation. L'homme est riche, la fille vient d'une famille pauvre et se faisait habiller provoquant par sa mère pour des raisons sinistres; l'homme est chinois et la relation échoue finalement à cause du racisme venant de ce côté et pas (seulement) des européens; l'homme, finalement, est beaucoup plus âgé que la jeune fille. Duras soulève des questions dans le lecteur sans qu'elle les résout (ou peut-être elle ne les voit même pas comme des questions).

Le livre n'est pas seulement celui d'un amour interdit, mais décrit plutôt le début de la vie adulte de sa protagoniste. Elle se positionne dans sa famille, envers son frère aîné haïné et le cadet aimé, sa mère protectrice mais pauvre, seule et proxénète d'un certain sens.

Composé des courtes paragraphes sans liaison ou chronologie L'Amant est difficile d'entrer dedans mais très remarquable une fois qu'on l'est. Le seul aspect dérisoire pour moi a été la concentration absolue portée sur la jeune fille, certains autres personnages (le frère cadet surtout) restent très flous et sans que le lecteur (voire moi) les comprends tout a fait.

Der gernegroße Nick

Die Zeit geht Sarkozy direkt an in ihrer aktuellen Ausgabe. Als solches gibt es da wenig dagegen zu sagen - ethnisch-begründete Ausweisungen, die Woerth-Bettencourt und der wiederholte Missbrauch des Geheimdienstes um nur die nicht inhaltlich begründeten Skandale zu erwähnen - und ich bin der letzte der sich zum Verteidiger des französischen Präsidenten aufschwingen wird. Dennoch einige kritische Anmerkungen, da inhaltliche Unsauberkeiten in diesem Themenbereich oft zu selbstbeweihräuchernden - oder auch einfach: falschen - Interpretationen führen.


Sarkozy bedient jene antieuropäischen und xenophoben Reflexe, die für Merkel und ihre modernisierte CDU tabu sind.

Stimmt wohl in Bezug auf die CDU (also die CSU ausklammernd) aber auch da nur für die xenophoben Reflexe (und selbst dies gilt nur mit Einschränkung in Anbetracht der schnell beendeten Diskussion über die von wirtschaftsnahen Politikern geforderte verstärkte Immigration - 'man solle entstehende Arbeitsplätze erstmal mit den hiesigen (deutschen) Arbeitslosen füllen'). Der angebliche antieuropäische ist um einiges weniger nachvollziehbar, Sarkozy hat sich schließlich schnell von den Kommentaren seines Ministers Lellouche distanziert, welcher die Kommission als Hüterin der Europäischen Verträge direkt angegriffen. Wer nun an die deutsche Diskussion um finanzielle bzw monetäre Hilfe denkt und an die Resistenz der deutschen Regierung früh, entscheidend und nachhaltig (institutionell!) in dieser Krise einzugreifen, sieht sich mit der Tatsache konfrontiert, daß Merkel Sarkozy auf der Messskala der Europa(un)freundlichkeit kaum übertrumpft; ja vielleicht sogar weniger interessiert als dieser an weiterer Integration ist (siehe die französischen und deutschen Positionen in Bezug auf die GASP sowie eine zukünftige stärkere wirtschaftliche und Steuerregulierung.


Von Einwanderern wird ausdrücklich 'Assimilation' verlangt.

Ausgerechnet Frankreich [...] ist auf die Völkerwanderung unserer Zeit nicht seelisch vorbereitet.

Beide Aussagen sind nicht wirklich falsch, aber leider sehr verkürzend ja verzerrend. Assimilation wird natürlich in Deutschland (und den meisten anderen Länder der westlichen Welt) auch verlangt, daß dies der falsche Weg ist, stimmt wohl, aber es macht aus Frankreich keinen besonders bemerkenswerten oder hervorzuhebende Fall. Die Völkerwanderung unserer Zeit endet ja aufgrund diverser (Abscheu erregender) EU-Richtlinien und Abkommen meist weiter im Süden und betrifft weder Frankreich noch Deutschland. Warum Frankreich auf diese nun aber schlechter vorbereitet sein soll als die Niederlande (Geert Wilders wohl bald in der Regierung), Schweden (eine rechtsextreme Partei neuerdings im Parlament!) oder Deutschland (Sarrazin, erinnert sich noch einer an die CDU-Polemik gegen die Doppelstaatsangehörigkeit?) ist mir nicht recht klar.

Wednesday, September 22, 2010

The Book of Basketball

Bill Simmons, the Sports Guy, is a phenomenon. I am not even sure I want to explain who he is at this point, I feel like you either know or you wouldn't care. Simply put he is a humorous columnist who from the perspective of a fan analyzes sports throwing in pop-cultural references for good measures. I used to religiously read his columns, especially the ones focusing on basketball, yet have semi-soured on him over the last year. His humor is a bit too repetitive, too simple and too American (fecal, the amount of girls one (should have) slept with in college) at times for me to thoroughly enjoy reading him as much as I used to do.

Yet, when he published his Book of Basketball I was of course content when a friend of mine handed me his second copy (danke). After having fought my way through the 700 pages of the book I have to admit that I've had my fill of Mr Simmons for a while. Politely put: his writing doesn't lend itself to a book format.

He is a columnist who at his best offers up a number of jokes, most of which (hopefully) work, and who succeeds to bring across his opinion in that manner. He really is an op-ed writer in that sense, one exclusively focusing on sports (and pop culture). Reading the Book of Basketball then is like going through 700 pages of columns. It takes a long time, one inserts quite a few breaks and one still becomes tired of it.

Additionally, Simmons is a big fan of lists - if I were a bit more intellectual, I'm sure I could come up with some kind of a joke along the lines of a an anarchy-dominated world being attempted to subdue to the order of a ranking, I will have to pass though - which makes for a quick, argument-provoking read normally. It becomes tedious when it involves the 96 best (NBA-)basketball players ever. Or the 20 best (NBA-)teams ever. Or (even worse) the creation of random cross-generational all star teams labeled according the players' respective periods (e.g. pre-championship Jordan, pre- and post-baseball Jordan).

I had a hard time even finishing this book and one glance at my reading list on this blog should let you know what kind of an exception that is. Simmons is not a bad writer per se and I will continue to devour his columns in order to distract me from whatever I am supposed to be doing at the same time. It's just that his style is really not suited for a book format especially one as massive as this one.

Monday, September 20, 2010

Wise Blood

Flannery O'Connor had always been something of a mystery to me. I had read one of her short stories years ago and been reminded of her importance as a southern writer countless times, yet never managed to simply read her. Her first novel Wise Blood, which I read in one sitting on a transatlantic flight back to Europe, was thus my first true stab at her writing and I have to say that I am torn. While I enjoyed the grotesque scenery and its protagonists - the seemingly blind preacher and his as innocent child, the crook and his perfection of the Church without Christ, - the plot - for me in any case, Wikipedia disagrees to some extent - was largely carried by the main protagonist's (Motes) inner struggle with religion or rather his attempts at shaking it. This kind of inner-religious struggle does not have to be a problem per se (see Joyce's version), yet I found it difficult in this case to relate to the main character of the novel. Literature if it is to have an effect on me has to deal with a universal problem subject, its regional or cultural setting matters little. Love, hate, war, fear, a wide variety of topics hold appeal for me in that sense, an inner struggle concentrating on religion is not amongst those. If one does not believe, how is one to relate to someone grappling with his belief? To put it shortly, I was far less impressed with O'Connor than I would have expected considering the reviews she had received from people whose taste I would usually trust.

Sunday, August 29, 2010

Wo warst du, Adam?

Mein zweiter kurzer Roman von Heinrich Böll in diesem Jahr (hier ist die Beschreibung des ersten) und ich muß sagen: „Ich bin sehr angetan.“ Wo warst du, Adam? ist eigentlich mehr eine Novelle und erzählt in mehreren kurzen Kapiteln vom Schicksal verschiedenster Teilnehmer bzw Betroffener des Zweiten Weltkrieges. Böll ist unglaublich deskriptiv und zurückhaltend, trifft kaum ein Werturteil über seine Protagonisten, schafft es aber trotzdem - oder gerade deswegen - die Monströsität des Krieges auch der Shoah darzustellen. Überrascht war ich von der Ähnlichkeit seiner Darstellung mit Hannah Arendts Banalität des Bösen:

„Sie war erstaunt, wie gelassen es in der Verwaltung des Todes zuging. Alles ging mechanisch, etwas gereizt ungeduldig: Diese Menschen taten ihre Arbeit mit der gleichen Mißlaune, wie sie jede anderer Büroarbeit getan hätten, sie erfüllten lediglich eine Pflicht, eine Pflicht, die ihnen lästig war, die sie aber erfüllten.“


Ein sehr schönes Buch. Das Motto vor dem Werk als solchem alleine überzeugte mich schon: „Eine Weltkatastrophe kann zu manchem dienen. Auch dazu, ein Alibi zu finden vor Gott. Wo warst du, Adam? „Ich war im Weltkrieg“.“