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Tuesday, February 15, 2011

Boris Vian - L'écume des jours

Une lecture très difficile, je n'ai jamais vraiment réussi à entrer dans L'écume des jours de Boris Vian. L'auteur décrit une monde futuriste utopique pour certains-uns dystopique pour des autres (et comparable à Brave New World dans ce sens). Malheureusement sa langage va contre le sens ordinaire des mots très souvent ce qui fait pour une imagerie très forte, si on le comprend. Mais parce que je ne lis jamais avec une dictionnaire (à cause du fait que cela dans le passé à trop souvent mener à l'abandon de la lecture), il est presque impossible de comprendre des mots basés sur leurs contextes s'ils sont utilisé d'une façon a priori illogique. Echec alors. Il faudra que je ressaie dans quelques années.

Tuesday, February 08, 2011

Leutnant Bertram

Ab wann kann man sich eigentlich als Experte der Exilliteratur bezeichnen? Bin ich schon dort, komme ich erst noch hin? Jetzt Bodo Uhse und sein Leutnant Bertram. Ich will den Autor an dieser Stelle nicht ausführlich vorstellen, sein Leben war in vieler Hinsicht zu komplex, um es hier in wenigen Sätzen wiederzugeben (NSDAP-Mitglied des linken Flügels, dann Kommunist, Staatenloser in Paris, Politkommissar in der Thälmann-Brigade in Spanien, Exilant in Mexiko, kulturpolitischer Kader in der DDR und dann ein früher Tod), in der Jungle World findet sich eine aufschlussreiche Kurzbiografie.

Uhse schrieb diesen Roman in den Jahren vor dem zweiten Weltkrieg und reflektierte hiermit einerseits eigene Erfahrungen aber beugte sich andererseits wohl auch Anforderungen der KP in Bezug auf den "stetigen propagandistischen Bezug auf das angeblich existierende »bessere Deutschland«, von dem man im Exil behauptete, dass es stündlich gegen die Hitler-Schmach kämpfe" (siehe obigen Link). Es träten "ausschließlich gut gewachsene und tatkräftige kommunistische Helden auf, denen es gelingt, die wahrhaften deutschen Patrioten unter den Nationalsozialisten auf die richtige Seite herüberzuziehen" (Ibid). Diese Einschätzung ist zwar wohl nicht falsch - laut der Einleitung zum Roman überzeuge Uhse durch seine "strenge Parteinahme" - erscheint mir aber auch zu kurz gegriffen und verkürzend.

Doch zurück zum Anfang. Leutnant Bertram erzählt die Geschichte einer Gruppe von kommunistischen Widerständlern, welche erst in Deutschland zu agieren versuchen, dann nach Spanien flüchten und dort den Kampf gegen den Faschismus innerhalb der internationalen Brigaden weiterführen. Auf der anderen Seite befinden sich einige Luftwaffenoffiziere, mehr oder weniger überzeugte Nazis bzw Patrioten, welche erst in Deutschland trainieren, um dann als Legion Kondor in Spanien auf Francos Seite einzugreifen und unter anderem am Angriff auf Guernica maßgeblich beteiligt sind.

Die Lehre des Romans ist offensichtlich in gewisser Hinsicht, die Kommunisten und Widerständler sind die Guten, die Luftwaffenoffiziere die Schlechten. Dies läßt sich Uhse jedoch schwer vorwerfen, weil er zu diesem Zeitpunkt und in Bezug auf diese Kommunisten, welche weder von Stalin noch von der DDR bis zu diesem Zeitpunkt zu größerem Unheil angetrieben worden waren, ja einfach recht hat. Die Legion Kondor ist den Angriff auf Guernica geflogen, die spanischen Republikaner waren zwar chaotisch aber moralisch im Recht und auch die Verfolgten in Deutschland sind ja in dieser Hinsicht die Guten. Sie sind vielleicht - natürlich - nicht immer gute Menschen, aber sie stehen für das Gute. Auch wenn ein Satz zur strengen Parteinahme des Autors mich normalerweise unwiederbringlich gegen diesen aufbringt, sind selbst die - zeitweise und vor allem zu Beginn - hölzernen stock characters Uhses in diesem Sinne schwer zu kritisieren. Er schrieb dieses Buch ja nicht nach dem Krieg, sondern in gewisser Weise als Teil desselben.

Das Buch brilliert als vielleicht weniger durch seine intellektuelle Tiefe als durch einen Spannungsbogen, als durch das Gefühl des Lesers einen zeitgetreuen Einblick in das Leben der Widerständler aber auch der Nazis zu erhalten. Was enttäuscht bzw nicht überzeugt ist die Simplifizierung, daß kaum jemand wirklich nationalsozialistisch erscheint, warum der Erfolg dieser Bewegung, wenn fast alle ihre Mitglieder in Wirklichkeit eigentlich nur wahre Patrioten oder Karrieristen sind? Was mich verwirrte, war die Homosexualisierung des einzigen wirklich ideologisch überzeugten Nazis, ein kaum verständliches Wahrnehmungsbild der linken Exilgemeinde im Allgemeinen so scheint es (siehe hier). Ein lohnenswertes, ein schönes Buch bei aller Kritik.

Friday, February 04, 2011

Midnight in the Garden of Good and Evil

A non-fiction novel comparable to works such as In Cold Blood, John Berendt's Midnight in the Garde of Good and Evil is as much a portrait of a city as it tells the story of a murder and the legal pursuit of the murderer. Berendt had moved South from New York, at first staying intermittently in Savannah later on almost constantly. He meets and portrays the colourful characters that make up this Georgian town and its century-old aristocracy. The author almost plays the role of a Jack London venturing amongst the natives to emerge with stories to tell on their way of life, on their rituals and customs. He is an astute observer and some of the fringes of Savannah's (white) society provide him with enough material to furnish much of the book with mysterious or amusing anecdotes.

Yet, the novel were little but a collection of virtually unrelated tall tales if not for the murder of a young part-time prostitute and ruffian who is shot by an established - if recent - member of Savannah's high society. Most of the second part of the novel is taken up by his attempts to win acquittal against the societal and political forces that would prefer to see him fade out of sight.

Midnight in the Garden of Good and Evil is not great literature, it is not comparable to great Southern Gothic writers, but it is entertaining and serves as a nice introduction into the recent history of a town that I've been too and which of course is an - exceptional and unique of course - example of how the South might be racist, homophobic and xenophobe but provides such a great fodder for literary exploits.

Saturday, January 29, 2011

Indignez vous!

Je doute avoir jamais lu un livret (même pas 30 pages) après avoir consommé autant de critiques là-dessus. Même les journaux allemands en parlaient déjà sans que le livre soit même disponible en allemand. D'une certaine façon un tel succès (presque un million d'exemplaires vendus en France), une telle anticipation devait aboutir à une déception. Et c'est bien ce qui est arrivé.

Mais, recommençons. Qui est Stéphane Hessel, pour ceux d'entre vous qui habitez sur la lune ou qui ne touchez jamais à un journal? Né à Berlin en 1917, il déménage à Paris en 1924, il deviendra résistant et diplomate français, il joue un rôle important pendant la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme en 1948. Il continue de lutter pour les opprimés et pauvres au fil des années, soutient même (c'est après tout un diplomate français!) l'indépendance algérienne. Mitterrand le nomme ambassadeur de France en 1981. Un personnage impressionnant avec une vie presque incroyable de toute évidence. Quand même, personnellement je trouve presque plus intéressants ses parents (Franz Hessel et Helen Grund) qui ont servi de modèle pour le film Jules et Jim et qui ont vécu la vie post-nationale à une époque où cela semblait peu possible. Surtout les œuvres littéraires de Franz Hessel sur Berlin et Paris m'intéressent beaucoup et je vais m'y mettre quand je peux. Hessel le fils me paraît un peu trop parfait peut-être, il lui manque le tragique, l'échec ou peut-être c'est seulement le fait qu'il soit si célèbre partout qui me fait me détourner de lui un peu.

Quoi qu'il en soit, j'ai finalement réussi à d'abord m'acheter son très petit bouquin et maintenant à le lire. Je n'ai pas été très impressionné. D'abord, comme disaient quelques critiques déjà, il reste peu clair sur ce qu'il veut qu'on fasse. S'indigner est bien, certes, et il y a plein de raisons pour l'être mais que fait-on après? Hessel pose des questions ou même pas, il propose un sentiment comme expression politique sans préciser quoi que ce soit sur le chemin à prendre ou la façon de s'exprimer. Je trouve cela un peu trop facile.

Par ailleurs, son petit discours déçoit aussi sur le plan argumentaire. Il n'est pas cohérent, et ses allusions ou comparaisons ne sont pas convaincantes. Il ignore complètement que la résistance n'a pas gagné la guerre et chassé les allemands. Elle leur a fait la vie difficile sans doute, mais sans les alliés, D Day et surtout le front à l'est, la résistance ne pourrait jamais se réclamer comme vainqueur. De ce point de vue, j'ai du mal à voir pourquoi elle est censée être un modèle d'action pour aujourd'hui.

Quoi d'autre? Évidemment sa critique d'Israël qui tombe dans la xénophobie. Sa proclamation: "Il faut être israélien pour qualifier de terroriste la non-violence." n'est rien qu'une tentative de limiter une société, un peuple aux actes de son gouvernement. Je suis convaincu que Hessel se défendrait (avec raison) d'un jugement si plat et général sur une autre nation.

Pour continuer dans cette veine, je vais jamais comprendre pourquoi la situation des Palestiniens serait la principale indignation mondiale aujourd'hui. Je désapprouve la politique du gouvernement d'Israël, évidemment, et je plains les souffrances du peuple palestinien, mais il y a des iles dans le monde qui vont disparaître si l'occident n'arrive pas à restreindre son mode de vie. Il y a au Congo une guerre continue où des millions de gens sont morts depuis plusieurs années. La Palestine souffre, mais elle est loin d'être la principale source d'indignation d'aujourd'hui, Réclamer cela n'est rien que malhonnête intellectuellement, selon moi.

Alors, que penser de ce tract qui fait autant parler de lui? Je crois que Hessel représente surtout un sentiment que les gens veulent ressentir. Ils veulent s'indigner contre la perte des idéaux de la résistance, contre le pouvoir de l'argent, contre les inégalités nationales et internationales et en lui ils trouvent une voix. Je suis d'accord avec cette indignation d'ailleurs, avec cette critique du système d'aujourd'hui, c'est juste qu'intellectuellement Hessel n'est pas très convaincant ni innovateur. Il parle aux cœurs, pas aux cerveaux.

Begegung mit Ernst Weiss

Mona Wollheim in diesem kurzen Büchlein beschreibt ihre Begegnung mit Ernst Weiss in Paris 1936-1940. Ernst Weiss natürlich ist einer meiner innig geliebten deutschen Exilliteraten der 1930er und 1940er Jahre, welchen ich kürzlich per Zufall entdeckt hatte.

Wollheim war als junge Deutsche, frisch verheiratet nach Paris emigriert, warum wird nicht direkt klar. Waren sie und ihr Mann jüdisch oder politisch engagiert? Ersteres lässt ein Kommentar über Kafkas Interesse an jüdischen Themen unwahrscheinlich erscheinen, dennoch waren sie wohl staatenlos. In Paris treffen sie mit Weiss zusammen (ich habe mich schon desöfteren gefragt, wie groß diese Exilgemeinde eigentlich war und ob sich dort letzten Endes alle mehr oder weniger kannten), der sie als literarisch interessierte Kulturbürger faszinierte und um den sie sich mehr und mehr kümmerte, schließlich sogar seine Sekretärin, Vertraute und Geliebte wird.

Leider ist Wollheim keine besonders gute Schriftstellerin, ihre damals selbst verfassten und zitierten Gedichte sind schmalzig und sonst nicht weiter der Rede wert. Sie lässt vieles aus, was ihren Ruf oder Moralvorstellungen beeinträchtigen könnte, so daß sie seine Geliebte war und wie das gelebte Dreierverhältnis zwischen ihrem Mann, ihr und Weiss sich entwickelte, und opfert dadurch vieles, was für den Leser aufschlussreich hätte seien können.

Das einzige Interessante für mich an diesem Büchlein (knapp 90 Seiten), war der Einblick in das tägliche Leben der Exildeutschen im Paris der 30er Jahre, welcher es bot. Außerdem die Erinnerung an die oft vergessene Tatsache, daß der Hauptteil der Vertriebenen ja keine großen Schriftsteller, Maler oder Philosophen waren, sondern uns heute vollkommen unbekannte Normal-(wenn auch wohl Kultur-)bürger.

Kaum empfehlenswert also, wenngleich meine Faszination mit der Exilliteratur anhält und - sehr indirekt - hier weitere Nahrung erhielt.

Friday, January 28, 2011

Mémoires d'Hadrien

Comme enfant j'avais (comme tout le monde, non?) une petite phase d'intérêt pour les Grecques et Romains. Je lisais surtout leur fables dans la version de Gustav Schwab (très renommée comme classique de la littérature d'enfant ou d'adolescent et publiée au 19ème siècle) en Allemagne et quelques biographies/romains classiques sur Rome et ses guerres. Les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar sont peu comparables à ces œuvres de mon enfance à fois plus héroïques et moins philosophiques. Le romain mélange en fait précision d'histoire et réflexion humaine d'une façon qui me paraît presque unique ou pour laquelle je ne trouve pas de point de comparaison en tout cas.

Effectivement, Yourcenar s'est servie de la vie d'un des grands empereurs romains en étant fidèle aux faits historique mains en interprétant son raisonnement, ses pensées et finalement sa vie. Le livre est conçu comme un sort de testament de la vie d'Hadrien censée d'aider et instruire un jeune homme (le futur Marc Aurèle) qui Hadrien avait installé comme futur empereur par le système adoptif de succession au trône de l'époque. Hadrien met en perspective son enfance en Espagne, son fort intérêt pour la culture grecque, son attirance par les beaux arts, ses années de guerrier, finalement son accession au trône d'empereur et suivant son règne. Il en tire des leçons, se vante comme modèle plus valable que son prédécesseur trop agressive militairement Trajan.

C'est vraiment un beau livre qui fait réfléchir à la fois sur des questions politiques militaires ainsi que reformes, Rome son époque et son importance dans l'histoire, la sexualité d'aujourd'hui et de ce temps.

Deux aspects seulement je voyais avec un regard critique pendant ma lecture. D'abord Hadrien supprimait une révolte juive dans les alentours de Jérusalem, détruisant la ville, interdisant au juif d'y accéder et tuant plus que 500,000. Son rhétorique bien qu'il se pose comme être très humain sur ce sujet et d'une dureté surprenant qui s'accorde peu avec le reste du livre et qui semble si moralisateur qu'elle laisse croire que Yourcenar y prend position en insérant un antisémitisme historique que Sartre dénonçait presque au même temps.

Le deuxième point concerne la vie amoureuse d'Hadrien qui se réclame adhérent de la pensée littéraire et intellectuelle mais pour qui la jeunesse semble d'être la seule beauté qui compte. Même en vieillissant il ne fréquente qu'un jeune (surtout mais pas seulement) homme après l'autre dont il y aurait eu un le souvenir duquel lui tourmente jusqu'à son mort, mais celui meurt jeune et le souvenir qui reste de lui aussi est basé sur sa beauté et sa naïveté. Peut-être suis-je trop moderne (mais pas postmoderne) en réclamant le besoin d'une relation stable de longue durée, mais ce modèle que Hadrien suit ici semble si peu convenir avec un être réfléchissant et autant basé sur des superficialité du corps (qui sont satisfaisant et important évidemment, mais combien de temps dure cela?) que je ressentais plutôt de la pitié pour lui (et en extension l'auteure) en ce qui concerne ce sujet.

Wednesday, January 19, 2011

You Are Not a Stranger Here

For the life of it I cannot remember where I stumbled over a review of Adam Haslett's You Are Noth a Stranger Here. It might have been a belated one for a French translation, it might have been a reference only in a review to his more recent novel. In either case Haslett fit right in with my recent self-obliged lecture of modern (as in young or not dead: Rabinovici, N'Sondé, Prigent or Cisneros all fit the bill).

He coincidently also fit right in with a discussion I recently had with a friend of mine concerning gay literature. While I had had read some homosexual authors of course (Oscar Wilde, James Baldwin, Reynolds Price), virtually none of the books had actually dealt with the non-hetero world. Now the - unsurprising - truth is that this doesn't change much, in fact one would have to wonder whether something such as homosexual literature exists in the first place or whether it is not just a question of good or bad literature dealing with human lives and their complications. I would tend to favour the latter argument, but stand to be corrected as my take might simply be based on a lack of knowledge and naivety.

You Are Not a Strangere Here in any case freely mixes hetero and homo couples, stories taking place in the UK and the US. Yet, neither of this really matters nor means anything as Haslett regardless of the respective surroundings masterfully portrays humans in their suffering, in their self-delusions and (I would say) vanity. His nine stories are powerful if at times - almost reminiscent of Southern Gothic writing - grotesque and - on the surface in any case - devoid of happy endings. Haslett's writing style is extremely lucid and he wonderfully manages to convey his stories' sentiments and atmosphere across. A great new addition to my personal literary canon.

Tuesday, January 18, 2011

Beschleunigung

Der Prophet soll ja angeblich im eigenen Land wenig Gehör erhalten, vielleicht stieß ich also deswegen erst durch eine Kritik in Le Monde anlässlich seiner Übersetzung ins Deutsche auf Hartmut Rosas Beschleunigung - Die Veränderung der Zeitstrukturen in der Moderne. Mein Verständnis bzw Wissen großer Philosophen und Denker lässt gelinde gesagt an Tiefe missen. Abgesehen von einigen (literarischen obendrein) Sartre Texten, habe ich eigentlich bisher nur Politik- (Hobbes, Montesquieue, Publius) oder Wirtschaftswissenschaftler (Keynes, Krugman) gelesen. Hartmut Rosa war also in dieser Hinsicht eine Herausforderung für mich. Und auch wenn ich natürlich davon ausging, dass das Buch mir gefallen würde, sonst hätte ich es ja nicht bestellt, hätte ich nie gedacht, dass ich es als eine solche Bereicherung wahrnehmen würde.

Rosa präsentiert in seinem Werk einen theoretischen Erklärungskomplex, welcher aufzeigt warum uns in der Spät- oder Postmoderne lebenden die Zeit durch die Hände zu rinnen scheint. Diese weit verbreitete Wahrnehmung ist ja paradox als solche, da die Zeit "in nahezu allen Alltagspraktiken durch den immer raffinierteren Einsatz moderner Technik und organisatorischer Planung in immer größeren Mengen eingespart wird" und hierdurch ja eigentlich im Überfluss vorhanden sein müsste. Die Ursache für dieses Paradox ist laut Rosa in der kontinuierlichen Veränderungsbeschleunigung zu suchen, welche wiederum aus dem technischen Wandel, der Beschleunigung des sozialen Wandels sowie des Lebenstempos erwächst.

Die technische Beschleunigung erscheint hier als die am Einfachsten nachzuvollziehende Erkenntnis. Schnellere Transportmittel, ob Zug, Flugzeug oder Email, ermöglichen schnellere Kommunikations- und Reiseformen. Nun könnten wir diese Zeitersparnis auch zu Müßiggang nutzen, aber in Wirklichkeit verbringen wir mehr Zeit als je zuvor on the road oder am Kommunizieren. Schreiben mehr Emails als unsere Eltern Briefe und reisen auch öfter als diese.

Der sich immer schneller entwickelnde soziale Wandel wiederum schlägt sich im ständigen Partnerwechsel (serielle Monogamie, Stichwort: Lebensabschnittsgefährte), des Berufes (durchaus der Jobbranche) oder zB der Parteizugehörigkeit nieder. Während unsere Eltern (meistens) noch Zeit ihres Lebens eine Partei wählten und sich hierdurch definierten, einen Beruf, ja möglicherweise einen Arbeitgeber, hatten, ist rascher sozialer Wandel für uns wenig vermeidbar ja er wird kaum als solcher wahrgenommen, sondern einfach als Realität akzeptiert.

Schließlich wird die Beschleunigung des Lebenstempos messbar durch die "Steigerung der Zahl an Erlebnisepisoden pro Zeiteinheit". Ob ich eine Pizza bestelle, einen power nap genieße oder beim Fernsehen meine Emails beantworte, die (Spät)moderne erlaubt es mir - ja zwingt es mir auf bei sonstiger Anschlussverlust- bzw Kontaktausschlussgefahr - ein höheres Pensum an tägliche Aufgaben zu erfüllen.

Diese drei Punkte verstärken sich einerseits gegenseitig - dh eine Beschleunigungserhöhung in einem reicht aus um die Taktzahl aller drei zu erhöhen - andererseits liegen ihnen drei exogene, unabhängig voneinander, Kräfte zugrunde. So beruhe die technische Beschleunigung auf der kapitalistischen Ordnung und dem darin inhärenten Wandel von der Produktion zwecks Bedarfsdeckung zu Mehrwertproduktion. Die Beschleunigung sozialen Wandels wiederum hänge mit der (post-)modernen Diskrepanz zwischen Welt- und Lebenszeit zusammen.

Die baldige Apokalypse des Jüngsten Gerichtes als Bestandteil des christlichen Glaubens hatte Weltzeit und Lebenszeit (fast) ebenbürtig erscheinen lassen, die Erosion des Glaubens in den westlichen (europäischen) Industrienationen brachte mit sich die Notwendigkeit alle Wünsche und Verlangen in die jeweils persönliche Lebenszeit zu quetschen.

Schließlich gibt es neben diesem kulturellen Grund noch einen strukturellen, welcher sich exogen auf die Erhöhung des Lebenstempos auswirkt. In einer Welt in welcher alles immer möglich ist bewirkt das Aufschieben einer Tätigkeit nur eine noch größere Entscheidungspalette in der Zukunft. Konkret gibt es immer weniger zeitlich festgelegte Rahmen und Strukturen. Ich kann um Mitternacht meine Arbeitsemails beantworten, auf der Arbeit diesen Blogeintrag verfassen, spät abends einkaufen gehen, jeden Abend Fussball gucken und durch das Internet oder Tivogeräten meine Lieblingsserien zu jeder Tages und Nachtzeit schauen. Jede dieser Tätigkeiten wirkt sich nun aber auf die anderen aus. Wenn ich den Anfang meines Fußballspiels verpasste und ihn mit technologischer Hilfe zeitversetzt gucke, schaffe ich es nicht mehr vor dem Schlafen gehen noch zu Bügeln wie ursprünglich geplant usw usf. Die zunehmende Temporalisierung der Komplexitäten setzen sich ins unendliche fort.

Die Kombination der Wechselwirkung und der exogenen Beschleunigungsfaktoren führen zu einem kontinuierlich höheren Maße an Beschleunigung der oben benannten drei Aspekte und damit zu einer stetig schnelleren Beschleunigung des Wandels als solchem.

Ein wunderbares, wenn auch ernüchterndes Buch. In welchem Maße bin ich selber in diesem Kreislauf gefangen? Schaffe ich es wenigstens ab und an ihm zu entkommen? Kann ich das denn ohne vollkommen zu entsagen und auf dem Land Tomaten anzubauen? Hat der Staat oder die Gesellschaft Mittel gegen diese Entwicklung in der Hand? Sollte er/sie das überhaupt?

Abschließend als kleiner persönlicher Höhepunkt des Buches ein Exkurs zur modernen Unterhaltungsindustrie im Allgemeinen und zum Fernsehen im Besonderen, welches Rosa in einer Art und Weise auseinandernimmt, wie ich das noch nie vorher gesehen hatte.
Da die Gesellschaftsstruktur aufgrund hoher Instabilität und Wandlungsraten Kurzfristigkeit prämiert und die Unterhaltungsindustrie jede Menge buchstäblich "attraktiver" Erlebnismöglichkeiten eröffnet, die "instant gratification" bei günstiger Input-Output-Relation bieten, werden für jene Aktivitäten, die auf kognitiv-abstrakter Ebene für wertvoller und befriedigender gehalten werden, aber große bzw. langfristige Zeit- und Energieinvestitionen erfordern sinkende Zeitressourcen aufgewendet.
Er entwickelt hier ein faszinierendes Modell von Kurz-Kurz, Lang-Kurz, Lang-Lang und Kurz-Lang Erlebnis-/Erinnerungsstrukturen. Während eine im Wartezimmer verbrachte Stunde lang erscheint, ist sie im Rückblick kaum vorhanden (Lang-Kurz). Eine Urlaubsreise ist kurzweilig während sie währt, schreibt sich aber (ok, je nach der Art der Reise) ausführlich in das Gedächtnis ein. Eine Krisenerfahrung (zB ein Autounfall) dauert nur einige Sekunden, scheint aber ewig zu dauern und dies bleibt auch so in der Erinnerung. Schließlich, ein spannender Krimi im Fernsehen geht schnell vorüber, da ein Höhepunkt den nächsten Jahr, erscheint aber im Rückblick kaum die Zeit zu reflektieren, die man auf ihn verwendet hat (wie ging der Tatort von vorletzter Woche noch mal?).

Es kommt bei diesen Erlebnis-/Erinnerungsstrukturen auf die Kontextualisierung an. Dh eine Reise am Strand und an der Hotelbar verbracht wird sicherlich eher in die Kurz-Kurz Struktur passen, während ein guter Spielfilm eingepasst in einen Informationsrahmen durchaus bleibende Erinnerungen hinterlassen kann und in die Kurz-Lang Rubrik aufrückt (sagen wir ein Basketballfilm vor langen Jahren mit einigen wenigen Freunden in einem leeren Kino gesehen und mit der soziologisch relevanten Geschichte des Scheiterns der US-Gesellschaft zu viele schwarze amerikanischer Jugendliche vor Kriminalität und Drogenkonsum zu bewahren: Soul in the Hole).

Der erschreckende jedoch aufschlussreiche Befund, den Rosa hierzu trifft, ist dass die meisten Menschen in Umfragen Kurz-Lang Aktivitäten als am Erstrebenswertesten beschreiben, sie sich jedoch hauptsächlich in Kurz-Kurz Aktivitäten ergehen. Rosa glaubt, dass hierfür strukturelle Aspekte der Hauptgrund sind, vielleicht hat er Recht, aber ich denke, dass freie Wahl oft auch eine Rolle spielt und der Einzelne hier sehr wohl eigene Prioritäten setzen kann.

Ein wirklich lohnenswertes Buch, welches einen dazu zwingt sich über sein eigenes (tägliches und allgemeines) Leben Gedanken zu machen und - hoffentlich - wenigstens einige von diesen auch umzusetzen.

Friday, January 07, 2011

Das Leben der Fußgänger

Das Leben der Fußgänger ist eine Sammlung von Feuilletons Sebastian Haffners aus den Jahren 1935 bis 1938 (also bis zu seiner Emigration). Diese Texte sind insofern schwer vergleichbar mit seinen politischen Beobachtungen aus England (wie Germany: Jekyll & Hyde) im Nachkriegsdeutschland bzw seinen noch späteren historischen Anmerkungen. Sie wurden vielmehr als Komplementierung seines Gesamtwerkes auf seinen Tod und den publizistischen Erfolg seiner Geschichte eines Deutschen veröffentlicht.

Haffner beschreibt in diesen Feuilleton alles und nichts: das Leben als solches, den Urlaub, das Reisen, Paris, die Postkarte und mannigfaltige weitere Themen. Er nimmt oft Extrempositionen ein und verteidigt diese gewandt und auf zugespitzte Pointen aufbauend. Hierbei beweist er sich als unterhaltsam und amüsant wenn auch nicht viel mehr als das. Am interessantesten sind wohl die historischen Aufschlüsse, welche der heutige Leser aus dem Buch ziehen kann. Diese und Haffners (versuchte, da wohl hauptsächlich von seinen Redakteuren selbst-zensiert) Sticheleien und Kritiken an den Nazis, so in einem der wohl schönsten Feuilletons, welcher sich mit einem Vergleich zwischen Menschen mit Geschmack und solchen mit einer Weltanschauung befasst.

Deswegen entsteht auch so oft das Gerücht, der Mann von Geschmack sei tot. Aber seit getrost, es gibt ihn noch.

Tuesday, January 04, 2011

Beobachtungen aus Belgrad

Just a few random observations, in no particular order:
Es gibt hier eine ganze Menge ziemlich grosser Menschen, dass ist doch eigentlich ein Zeichen historischen Reichtums, oder?

Warum uebernehmen diese (wirtschaftlich) aufholenden Laender eigentlich so oft gerade die schlechten Aspekte westlicher Entwicklung? Kommerzialisierung, Nivellisierung, die Konsumkultur und schlechte Popmusik.

Das war hier mal alles Oestereich-Ungarn. Das denkt man oft nicht daran, aber man merkt es wen man hier ist.

Es gibt viele Buchlaeden, aber komischerweise kaum jemand, der in den vielen Kaffeehaeusern am Lesen ist.

Die Juengeren koennen eigentlich alle relativ gut Englisch.

Die Alten sind aelter als bei uns. Vom Aussehen her.

Auf dem Weg vom Flughafen in die Stadt habe ich mich leider abziehen lassen. Passiert. Nervt aber trotzdem.

Auffallen tue ich zwar nicht gross, aber irgendwie merken die meisten trotzdem sofort, dass ich Auslaender bin.

Besonders auf dem Weg in die Innenstadt sind noch unglaublich viele ausgebombte Gebaeude. Schockierend. Angeblich gab es 2.500 zivile Tote und nur 500 tote Soldaten. Sagte man mir zumindest, ueberprueft habe ich das nicht.

Wie in Istanbul, aber noch staerker als dort, scheint der tuerkische Kaffee leider am Aussterben zu sein. Die Verwestlichung. Oder ist das eigentlich schon oder noch der Westen hier?

Wie in Chile (Pablo Neruda) gibt es einen gefeierten Nationalautor: Ivo Andic.

Man sieht sehr oft Bilder aus einem lange vergangenen Belgrad an der Wand. Zeichen eines starken Vergangenheitsbewusstseins? Der Versuch die kommunistischen und Milosevic Jahre zu verdraengen?

Eine Bar ist auch hier leider nur eine Bar, ist eine Bar. Und damit nicht besonders spannend.

It took me three minutes to do what I came 3 days here for.

Leicht ausserhalb der Innenstadt wird eine riesige Kirche errichtet. So im Massstab des Koelner Doms oder Notre Dame. Von aussen sieht sie fertig aus, von innen ist es ein Rohbau. Is that a post-communist war-induced return to religion? Maybe comparable to the construction of Sacre-Coeur in Paris?

Saturday, December 25, 2010

L'insurrection qui vient

Trois an de retard, mais avec mon intérêt ressuscité par la discussion en Allemagne j'ai finalement réussi à lire l'Insurrection qui vient écrit par un comité invisible. Quoi ajouter sur un tract politique qui a été si commenté (hier die taz, die FAZ und die SZ)? Quoi même penser d'un texte si tronqué et universel dans son choix de sujet?

J'ai été déçu pendant ma lecture, tous ces critiques avaient suscité une attente qui aurait peut-être été impossible à remplir. Pour moi le texte n'est pas autant basé sur un individuel (et cohérent) argument mais est plutôt une collection d'observations même si celles sont clairement perspicaces et révélateurs et très citable (voir mon compte de Twitter). Elles sont surtout d'un cynisme (ils, même moi, diraient plutôt réalisme) et composées avec un esprit critique, que j'adore. Le problème pour moi a été qu'ils combinent cette description du monde d'aujourd'hui avec une prophétie de l'insurrection qui viendrait qui est d'une naïveté frappante et simplement peu crédible.

L'ironie de la situation, les auteurs célèbrent la violence des banlieues de 2005 peut-être ils seraient contents avec celle de 2010 à Lyon aussi, mais ils ne semblent pas réaliser qu'eux (les auteurs) font partis de ce système discriminatoire et oppressive contre lequel les banlieusards s'expriment, un système qui ne leur donnent pas les mêmes opportunités que précisément les auteurs de ce tract. Ceux-ci comptent profiter du système en demandant des bourses d'université et vivant d'elles! Ils veulent se rencontrer avec des autres révolutionnaires et discuter stratégie dans les autres métropoles internationales! En sommaire ils ne semblent pas réaliser qu'ils n'ont rien a voir avec un jeune sans bac qui exprime sa colère contre la société qui lui montre ce qu'elle a sans lui donner une vraie possibilité de l'acquérir.

Ils attaquent au contraire leurs (a priori) alliés naturels les bobos de la décroissance, de la consommation bio et d'une vie saine tout court. Le problème avec cela évidemment est que j'ai du mal à voir comment ils diffèrent de ceux qu'ils critiquent. Des bobos contre leurs grés si vous voulez, comme moi vraiment. Leurs rendez-vous internationaux, leurs bourses cela ne ressemble-t-il pas à la vie des adhérents de bio et d'Apple? (Car "Apple et la décroissance s'entendent curieusement sur la civilisation du futur.")

Finalement, qu'est-ce que c'est leur remédie aux problèmes mondiaux ou plutôt sociétaux? La violence (Meinhof: "und natürlich kann geschossen werden"), l'exploitation des structures existantes tout ce qui mènerait vers une utopie anarchiste où les inconnus se parlent et où les communes s'organisent eux-mêmes afin d'assurer approvisionnement des gens. Faut-il même la commenter cette utopie? Comment peut-on revenir à une société pre-industriel où chacun contribue ce qu'il peut ou sait faire pour le bien être de tous sans stimulant monétaire vu qu'on habite dans un monde dominé par des métropoles géantes sans des liens familiales d'un autre époque? A-t-elle jamais existé cette utopie d'ailleurs? N'était-elle pas une société raciste, répressive envers des femmes, guerroyée?

Je suis loin d'être impressionné honnêtement. Le document est un trésor de citations, de pensées et analyses pertinentes mais il n'est pas un argument politique cohérent ni propose-t-il quoi que soit réaliste comme soulagement pour une situation déplorable (une société consommatrice, superficielle, discriminatoire, inégale, exploitatrice et destructrice) que ses auteurs critiquent avec raison.

Monday, December 20, 2010

Mosquitoes

Slowly but surely I am working my way through the Faulkner canon. Now Mosquitoes, one of his earliest novels, only the second one published in fact. Eve more so than Faulkner's third novel Sartoris it is clear that Mosquitoes was not written by the author that found his voice in his later works. There are hints of it here and there, the philosophizing and theorizing on what happened and why. Yet, for the most part this Faulkner is much less of what makes him himself and so mythical later on. Much of the book is based on dialogue for example and not the extended reported dialogues or monologues of later books that allow for so much more twisting and turning within the protagonists' thought processes.

What was striking about Mosquitoes, negatively I dare say, is the portrayal of women which Faulkner proposes here. First of all are most of his active characters (Quentin Compson, Thomas Sutpen, Lucas Beauchamp...) men of course, women are objects only in most of his writing. Here they remain objects while being actors also. This, from a feminist point of view, leads to a deplorable portrayal of women as selfish, vain, really kind of stupid and erratic. There might be one, semi-sensible woman part of this novel, yet she of course is alone and desperately looking for a man, any man really. The starkness of this portrayal is really quite ridiculous from today's point of view and Faulkner being Faulkner I cannot hold a grudge against him for It. Yet, it's too blatant an issue in this novel to ignore it. Men in a way are not necessarily portrayed as better human beings, but rather as failed yet intelligent ones. That means where the women don't think and act stupidly, men do so as well but against their better judgement.

Mosquitoes thus is mainly of interest as the early work of a great writer who has penned an interesting novel not yet on the level of where he will be a few years later. Stemming from the pen of anyone else, this review would focus more onto the novel's strengths because it is a beautiful read still just overshadowed by what was too come.

Finally, a completely baseless hypothesis. I wonder whether Sartre's Mouches were inspired (for the title alone) by this novel. Ever since I read Le Sursis, I've mentally associated the two and it would seem to make sense for Sartre to turn the constant annoyance of the mosquitoes in Faulkner's novel to a play of his own. Or maybe not, but somehow it made sense when I came up with it.

Thursday, December 16, 2010

Andernorts

Ein merkwürdiger Zufall, wie ihn das Leben so oft spielt. Ich kaufte mir nach einer Rüge eines Freundes, daß ich nicht genug moderne Literatur lesen würde, einen ganzen Packen (3-4) Bücher von jüngeren (bzw noch lebenden was ja für mich schon ein Fortschritt ist) Autoren, welche positiv in den Medien bedacht worden waren und mich ansprachen. Doron Rabinovici Andernorts also, ein österreichischer Jude aus Wien. Rabinovici ist neben seiner Autorentätigkeit Historiker und verfasste seine Doktorarbeit über die erzwungene Zusammenarbeit Wiener Juden mit der Gestapo in der Fahndung im Untergrund lebender anderer Juden, ein Thema (siehe den oben erwähnten Zufall) mit welchem ich insofern einigermaßen bekannt bin als daß die Nazis die gleiche Taktik später in Berlin anwandten und ich hierzu bereits eine Doktorarbeit las.

Lange Rede, kurzer Sinn. Ein Autor mit einem interessanten kulturellen Hintergrund also, akademischem Interesse obendrein. Andernorts entspricht nun ironischerweise wenig dem hier jetzt aufgebauten Drohbild, sondern ist eher als angenehmer Unterhaltungsroman zu bezeichnen. Auch wenn der Hauptdarsteller das literarische Zerrbild des Autors ist und dieser sich sicherlich hier mit seinem österreichisch-jüdischen Erbe bzw Leben auseinandersetzt, so tut er dies doch in einer sehr aufgeschlossen und lockeren Weise. Vielleicht ist sein Roman pädagogisch zu verstehen und soll Leser ansprechen, welche vor ähnlichen Thematiken bzw Autoren sonst eher zurückschrecken. Ich weiß es nicht. Ein lohnenswerter, schnell gelesener Roman in jedem Fall.

Wednesday, December 08, 2010

Le Coeur des enfants léopards

Le reproche le plus pertinent de néocolonialisme qu'on peut faire aux français même ceux qui condamne le Françafrique et toute intervention dans le genre de Sarkozy à Dakar en 2007 est qu'ils ne lisent très peu de littérature francophone qui ne soit pas franco-français. Une petite phrase dans Le Monde de livres il y a quelques mois m'a fait remarquer cela et je l'ai dû affirmer à plusieurs reprises depuis. Comme (trop) souvent en découvrant une trou de connaissance de mon part j'ai essayé de m'y mettre un peu. Cela m'a fait découvrir des auteurs comme Kateb Yacine ou Ahmadou Kourouma. Cette fois ci, c'est Wilfried N'Sondé alors et Le Coeur des enfants léopards.

N'Sondé est un cas particulier dans le sens qu'il est né en Congo-Brazzaville, mais a grandi en France. Aujourd'hui, et depuis 18 ans, il habite à Berlin où il se sentait plus confortable comme étranger qu'en face du traitement comme étranger en étant français à Paris (taz). D'une façon assez drôle il pose des problèmes d'identification similaire aux auteurs habsburgiens que j'ai lu récemment.

Son livre est un cri de rage et d’amour (afrik.com). L'histoire d'un jeune banlieusard qui se retrouvent dans le prison complètement défoncé et bourré et qui laissent dans une longue monologue intérieur à peine interrompu par des changements de perspective passé sa vie devant soi. Il est partagé entre son arrière-plan africain représenté par un ancêtre donnant du conseil et sa vie en France représenté par la fille qu'il aime, entre ses vieilles habitudes de banlieue et le début de ses études.

Le lecteur se voit emballer dans cette monologue, incapable de s'en détacher, sans doute pas toujours d'accord avec le protagoniste mais ressentant sa peine et sa détresse. C'est un sort de La Haine littéraire en plus intelligent et réfléchi. Le seul reproche qu'on peut faire à l'auteur est la perplexité (pauvre traduction pour Hilfslosigkeit) avec qu'il laisse son lecteur à la fin. Si c'est ça la vie pour certains-uns (et sans doute beaucoup trop), que faut-il faire contre?

Saturday, December 04, 2010

The Bridge on the Drina

For once neither of my usual trilingual fare but a Yugoslav (Bosnian?) author writing in Serbo-Croat. Ironically, he is nonetheless comparable to my most recent trend of Habsburgian authors reflecting on the disappearance of the country of their youth (Ernst Weiss, Joseph Roth). Except that he is completely different of course. I hope this beginning has been sufficiently confusing by now. Ivo Andrić is an author (and diplomat before that) born in Bosnia who spent his formative years in the Austro-Hungarian Empire, getting his PhD in Graz for example. Yet, as a Yugoslav nationalist, he is imprisoned during the First World War by the Austrians (or Hungarians or, most fitting, simply the army). Thus, while he was in way shaped by the same forces which affected the aforementioned German-language, he drew almost the opposite conclusions from them. His writing does not reflect a longing for a glorious (glorified?) past, but rather a potential such future even while coupled with a loss of identity which occurred earlier (namely, the disappearance of the Ottoman Empire from the Balkans).

In The Bridge on the Drina Andrić recounts the history of a bridge which the Ottomans had built near Višegrad crossing the Drina and the fate of the accompanying town. Said town is populated by Christians, Muslims, and Jews; Serbs and Turks; Askhenazi and Sephardim. With the withdrawal of the Ottoman forces, the Austrians and Hungarians move in as well. Even an Italian makes his living there. Yet, Andrić gives a hard to read tableau of this truly European melange. His groups live next to one another, not with each other, they rarely intermingle, try to hold on to their customs in the face of change, and fail even at that.

This is a book hard to judge, even harder to describe. Literary speaking I was not enamored with Andrić's writing (or the translation thereof). There is no story which the reader latches onto, not even many recurring characters. Rather the novel at times seems like literary equivalent of a documentary. Never trying to excite or to truly captivate the reader, but to inform him, to give him an understanding of the Babel that Bosnia was (and is?). It is not an easy book to enter into, but one that slowly grows on one and rewards the obstinate reader at the end.

Sunday, November 28, 2010

Berlin, deux temps trois mouvements

Malheureusement j'ai laissé trainé la critique de ce petit livre beaucoup trop de temps et sans les impressions immédiates cet exercice ne vaut plus beaucoup trop souvent. Berlin, deux temps trois mouvements d'une certaine manière est une déclaration d'amour à Berlin de quelqu'un qui y a vécu (1985-1991) et qui se connait dans son histoire littéraire et intellectuelle avec une lucidité qui est impressionnante. D'une autre manière on pourrait réclamer que le livre sert comme guide touristique pour les sophistiqués qui ne voient pas l'intérêt du guide de masse du voyageur supposé individuel (Lonely Planet).

Je me suis bien retrouvé dans un livre qui décrit un Berlin que je connais à peine (à cause de mon âge à l'époque) mais dont je retiens un vif souvenir de mon adolescence qui se passait au même temps que la disparition de ce Berlin. Beaucoup de nostalgie, un peu de tristesse et d'amertume et le doute si - autant que je voudrais bien revenir vivre dans ma ville natale ('meine einstige Bleibe nicht meine Heimat' frei nach Peter Handke) de nouveau - je devais le faire simplement parce que cette ville à laquelle je tiens n'existe plus.

Berlin, en somme, est en train de devenir une ville comme les autres. D'où qu'on pourrait se détacher. Ou ne plus y poursuivre, dans une nostalgie troublé, que le souvenir de ce qui en faisait l'altérité, la violente, irrémédiable et dramatique originalité.

Sunday, November 14, 2010

Der arme Verschwender

So langsam werde ich anscheinend zum Experten deutschsprachiger Exilliteratur, - Joseph Roth, Georg Glaser, Walter Mehring - jetzt also Ernst Weiss: Der arme Verschwender. Ähnlich wie bei Joseph Roth ist es fast unmöglich zu etablieren, welches nationale Prädikat man ihm eigentlich anhängen soll. Deutscher Muttersprache, im österreichisch-ungarischen Prag geboren, in den Zwischenkriegsjahren in Berlin lebend, als Jude flüchtete er 1933 über seine Heimatstadt nach Paris. Ein deutschsprachiger Autor also und ein schönes Beispiel der Unmöglichkeit simplifizierender nationaler Definitionen. Weiss beging tragischerweise am 14. Juni 1940, dem Tag des Einmarsches der deutschen Truppen in Paris, Selbstmord und verstarb einen Tag später.

Sein Roman aus den dreißiger Jahren befasst sich kaum mit den politischen Themen seiner Zeit, sondern eher mit dem Schwierigkeiten der vorhergehenden Jahre. Sein Protagonist, der arme Verschwender, ist ein junger Mann als Sohn eines erfolgreichen Arztes aufwachsend, welcher trotz aller Bemühungen es nicht schafft seine Familie zu stabilisieren und zum Erfolg zu kommen. Er leidet unter den Widrigkeiten seiner Zeit, dem Ersten Weltkrieg, den sozialen Normen, dem Egoismus seiner Zeitgenossen und dann der wirtschaftlichen Umstände der Nachkriegsjahre. Er ist in dieser Hinsicht Symbol einer Generation, welche es nicht schafft den wirtschaftlichen und sozialen Rang ihrer Vorfahren zu bewahren und kann herin mit dem Protagonisten von Roths Radetzkymarsch verglichen werden. Auch wenn Weiss also die sozialen, wirtschaftlichen und politischen Umstände seines Helden kaum detailliert schildert, zeigt er ihre harsche Natur alleine durch die Schilderungen seiner (Miß)erfolge auf.

Ein fesselnder Roman, den ich innerhalb zweier Tage verschlang und der mir ein weiteres Mal einerseits die Verkrustung des Habsburger Reiches vor dem 1. Weltkrieg aber andererseits die hohe Qualität seiner Schriftsteller bewies.

Monday, November 08, 2010

Civil War Stories

Ambrose Bierce's short stories reflecting his experiences in the American Civil War are reminiscent of Poe's or Twain's stories, yet they are darker than the former's and more sarcastic than the latter's. Bitter Bierce, as he was known, combines an interesting life (he served in the Civil War, lived in England for a while, worked as an upright journalist fighting big business, and finally simply disappeared in the throes of the Mexican Civil War while following Pancho Villa's troops) with a taste for the death, suffering and the grotesque. His characters kill their relatives or die randomly while enjoying themselves behind the front. Yet, his characters also display a pride and sense of duty (whatever the cause) that Bierce mocks while also respecting even admiring it. His stories are thus confounding in their contrast of harsh, gruesome endings, their lack of a moral juxtaposed with the moral integrity and unbending, exaggerated to become almost stupidity, character of his personages.

Monday, November 01, 2010

L'Armée de ombres

L'Armée des ombres de Joseph Kessel paraît plus connu comme film que dans sa version écrite, pourtant l'originale. Kessel décrit (en 1943) la vie de et dans la résistance. Les conditions dures de la vie de ceux qui s'y sont engagés, la cruauté des allemands, le danger dans lequel couru des résistants au quotidien. J'ai trouvé son récit plat au début, simplement à cause du fait que j'avais l'impression que Kessel s'engageait trop comme écrivain officiel de la résistance. Selon lui, il n'y a ni animosité (entre gaullistes et communistes par exemple) ni une opposition importante française à la résistance. Dans les deux cas on sait que le contraire a été vrai évidemment et surtout sa manière de prétendre que (presque) chaque français aurait volontairement aidé des résistants m'a enragé dans sa fausseté. Surtout quand Kessel laisse raconter ses propres protagonistes qu'il y a toujours si peu de gens pour autant de travail de résistance. Mais pendant ma lecture je me suis mis de plus en plus dans les anecdotes racontées et dans l'héroïsme indéniable de ces gens. Le livre a été écrit en 1943, Kessel n'aurait pas pu se plaindre du manque de soutien apporté à la résistance et la création du mythe français de la résistance nationale et universelle ne peut pas trop lui être reproché quand même. D'une certaine façon le bouquin doit être lu non comme un romain mais comme un récit journalistique d'un groupe de gens luttant pour un but et s'y consacrant entièrement. Surtout le monologue intérieur de la personnage principale du livre sur le sens ultérieur de la résistance a été instructif dans ce sens. Je voudrais bien savoir combien de liberté avec les faits Kessel s'est permis, mais son récit reste fortement impressionnement au final.

Sunday, October 31, 2010

Laubsturm

Gabriel García Marquez Laubsturm ist eine kurze Novelle, welche Teil der von meinem Großvater mir vererbten Büchersammlung ist. Es ist ein sehr ansprechendes Buch, vor allem in seiner Erzählweise aber auch in seiner nüchternen und trotzdem sentimentalen Betrachtung des menschlichen Daseins. Diese Kombination scheint nicht möglich zu sein, ist es aber, sie erinnert mich auch stark an meine Lieblingsautoren, romantisierende, die Vergangenheit glorifizierende Schriftsteller, welche Grausamkeiten wiedergeben. Marquez erzählt hier wenig an Aktion, drei Generationen einer Familie sitzen in einem Zimmer und wachen am Sarg eines Toten und während nichts passiert erzählen diese drei in ständig wechselnden Erzählperspektiven wer sie sind und was sie in ihrem Leben getan haben und vor allem wie unterschiedlich sie die gleiche Angelegenheiten wahrnehmen.

Ich habe ja bisher nicht viel lateinamerikanische Autoren gelesen (eigentlich nur Marquez, Neruda und Donoso) war aber dafür jedes Mal sehr angetan. Vielleicht doch einen Grund mein Spanisch ein wenig aufzubessern (oder auch, weniger euphemistisch, damit beginnen es zu lernen).