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Wednesday, October 09, 2013

Rue des voleurs

Un cadeau je n'avais jamais étendu parler ni Mathias Énard ni de son livre Rue des voleurs. Et pourtant le sujet a été presque obliger de m'attirer. Un jeune marocain parmi les troubles du printemps arabe, entre une histoire d'amour avec une jeune militante des indignados espagnols et son travail comme bibliothécaire d'un groupe salafiste. Effectivement c'est un récit très beau auquel le lecteur s'attache facilement et qu'il lit vite en conséquence. La fin me paraissant un peu trop mais l'auteur connaît clairement très bien son sujet, c'est à dire la vie des jeunes en Afrique du nord et leur désir pour mais aussi problèmes avec l'Europe.

Sunday, June 19, 2011

Désert

Achat hasard dans ma librairie préférée à Paris, Désert de Le Clézio est le récit d'une jeune fille sans parente qui grandit dans la pauvreté en Afrique du Nord et qui émigre à Marseille seulement pour retourner dans sa ville d'origine. C'est en parallèle l'histoire d'une tentative vaine des tribus du sud (Mauritanie, Maroc voire Sahara orientale, Algérie & Mali) de lutter contre l'occupation française.

Le Clézio est un voyageur par excellence qui ne paraît pas d'avoir une propre Heimat (chez lui) - ce qui me fascine toujours évidemment. Ayant dit cela Désert offre une narrative triste, glorifiant la passée pré-capitaliste, pré-moderne de ces peuples ainsi que la principale protagoniste qui ne convainc pas complètement. Je comprends le sentiment, je suis même d'accord avec l'idée fondamentale derrière, mais je suis toujours suspicieux d'une telle glorification qui ne contient que peu de relativisation. Pour référencer mon grand idole - je suis désolé d'être si prévisible - qui Le Clézio cite comme influence importante aussi, Faulkner regrette aussi la morte d'une région, d'un peuple d'une certaine manière, mais il le fait en étant conscient des défauts de ce peuple et en les montrant au même temps qu'il y a cette tristesse d'une perte dans ces romains.

Le Clézio n'a pas cette distance pour être plus critique tout en étant admiratif, peut-être il n'en a pas parce que contraire à Faulkner il ne fait pas parti des gens qu'il décrit. Il parle d'un autre utopique pas d'un proche (ou de soi-même) aimé mais conscient de ce qui ne va pas. C'est cela mon grand criticisme d'un livre qu'il fait plaisir à lire, l'auteur se rend trop dans la nostalgie, le sentiment. Il ne décrit pas ce qui a été mais ce qui il aime bien regretter.