My photo
Berlin, Frankfurt, Paris, Chapel Hill, Boston, Istanbul, Calgary, Washington DC, Austin, Tunis, Warszawa and counting
Showing posts with label Malraux. Show all posts
Showing posts with label Malraux. Show all posts

Wednesday, April 18, 2012

Nos vingt ans

Il doit être incroyablement difficile de s'essayer dans le même métier que son père ou sa mère et dont celui excelle. Autant plus peut-être si on doit se mesurer pas avec un parent mais avec son mari, son compagnon. Il y en ceux qui réussissent, Klaus ou Heinrich Mann par exemple ou Justin Townes Earle, mais il y en surtout qui n'arrivent pas à sortir de leur médiocrité qui ne semble que plus frappant quand comparé à cet autre personne.

Voici alors Clara Malraux, femme d'André Malraux dans les années vingts, issue d'une famille juive bourgeoise franco-allemande elle grandit à Paris où elle rencontre André et mariât cet homme beaucoup plus pauvre qu'elle d'un coup de foudre. Ils passent deux ans de voyage et plaisir à Paris, en Tunisie, en Allemagne, Autriche et ailleurs quand il réussit à perdre son argent à la bourse. Il faut un moyen de faire de l'argent alors. Et André propose l'idée fantaisiste d'aller en Indochine (Cambodge) afin d'y voler des statues dans des temples peu connus et le vendre aux États-Unis après. Fou. Mais c'est ce qu'ils faisaient. Sans beaucoup de succès vu qu'ils finissent tous les deux en prison. Clara finalement rentre en France et réussisse à lui libérer aussi suite à une campagne basé sur le début de son renommé autant qu'auteur.

Nos vingt ans c'est l'histoire de leur rencontre alors et ces aventures qui suivait. Et pourtant qu'elle est clairement inférieure à son mari en tant qu'auteure, Clara sait raconté cet histoire avec des émotions qui l'accompagnait, pas seulement en Indochine mais aussi avant avec sa famille franco-allemand directement touché par la première guerre mondiale. Elle fait même des références à son futur (en terme de chronologie de sa vie) de résistante pendant la deuxième guerre. 

Un couple libre, fou et admirable et un livre qui valait bien son coup.

Saturday, August 21, 2010

Les Antimémoires

André Malraux, figure mythique et fascinante du monde intellectuel et littéraire de la première moitie du 20ème siècle. J'avais beaucoup aimé ses deux œuvres L'espoir et La condition humaine, alors j'ai pris ses Antimémoires plus au moins par hasard dans une librairie en Bretagne. Ce livre est peu comparable à ces œuvres classiques et importantes. Malraux raconte sa vie ici, mais, même s'il le fait d'une façon littéraire, il n'arrive pas à le faire un grand œuvre littéraire.

Cela pas parce qu'il saute des évènements de son enfance, à travers la résistance aux voyages ministériels en Asie dans les années soixante. Il en échoue plutôt (ou peut-être l'essaie même pas?) parce qu'il mélange des parties racontée et interprétative ainsi que intéressante avec des extraits d'entretien de lui avec des célébrités (Mao, Nehru, de Gaulle...). Ces conversations ne sont d'abord pas toujours si intéressant qu'on aurait pu penser, en plus le lecteur (voire moi) n'arrive pas à perdre l'impression que Malraux veut se montrer comme personnage qui ait rencontrée tous ces gens. Ce qui est vrai évidemment, mais cela ne suffit pas comme soit d'en faire des histoires intéressantes. Autant plus parce que il semble de perdre ses capacités de clarté intellectuelle en analysant les grands hommes de l'histoire. Sa description de de Gaulle surtout est cella d'un croyant pas d'un esprit critique qu'il expose dans des autres parties ou dans les deux livres cités auparavant.

Je ne veux pas exagérer, j'ai trouvé le livre intéressant quand même et il y avait des parties fascinantes (surtout sur la résistance ou quelques des ses expériences en Asie et Arabie), c'est plutôt qu'il n'arrive pas à faire la compétition avec ses propre chef-d'œuvres que je considérais parmi les plus forts bouquin jamais écrit (restant dans mon Panthéon personnel avec Faulkner, Sartre et peu d'autres auteurs ou bouquins).

Wednesday, July 29, 2009

L'Espoir

L'Espoir est le deuxième livre d'André Malraux que j'ai lu après La Condition Humaine il y a quelques mois. A l'époque je n'avais pas trop regardé qui était Malraux. Je savais seulement qu'il a été dans le gouvernement de de Gaulle et que Chirac lui a fait entrer au Panthéon. Maintenant je viens de lire sa biographie sur Wikipedia. Quel homme (désolé pour ce preuve de sexisme, mais quel être humain n'a pas le même effet), quelle vie. Il a passé du temps en Indochine, s'est fait arrêter là-bas, a été volontaire en Espagne faisant la guerre pour la République, a été actif dans la résistance, a commandé une compagnie française conquérant Allemagne et est finalement devenu Ministre. Putain (désolé de nouveau, mais vraiment, quelle vie).

L'Espoir suive un groupe de militaires républicains dans la guerre civile espagnole. La plupart entre eux sont des volontaires internationaux et des aviateurs. Malraux peint l'image d'une guerre d'idéalistes, des anarchistes, des communistes, des syndicalistes, des paysans, des ouvriers, des intellectuelles gauchistes. Tous luttent ensemble afin de préserver la république contre les fascistes. Comme Malraux le raconte, c'est l'histoire des idéaux contre les armes. L'armée contre les miliciens, mal équipés, mal nourris. Les fusils contre les avions, contre les tanks. Malraux fait croire au lecteur (et j'aime bien penser qu'il est vrai) que ces troupes ont été inspirés par la solidarité plus que d'autre chose. Même si on sait que la république est censée d'échouer, on est empli de respect pour ces gens, pour cette tentative héroïque si vaine.

Le livre est très difficile à suivre parfois avec beaucoup de personnage qui ne sont rarement introduit. Quand même on arrive à concevoir une compréhension de cette guerre de sa coté républicain en tout cas. Le chaos, la désorganisation, la manque de ressources, la manque de soldats entraînés du camp républicain devient évident. Malraux n'écarte pas les aspects horribles de la guerre. Les blesses, les morts, les obus sur Madrid et leur impact sur la population civile, la fusillade des volontaires par les républicains ('il fallait choisir entre la victoire et la pitié').

Finalement, une citation qui s'applique bien à moi déjà. Peut-être je suis trop vieux déjà, mais j'en suis (un peu) fier au même temps. 'A mon âge, on ne voyage plus sans bibliothèque.'

Saturday, November 15, 2008

La condition humaine

Je ne sais pas trop quoi dire sur La condition humaine d'André Malraux (et j'ai l'impression que je dis cela trop souvent quand je parle sur les bouquin français, peut être une expression de ma limitation d'expression dans cette langue qui m'énerve encore et toujours). Ce un livre très fort et ayant des difficultés d'y entrer au début, après un tiers j'avais du mal d'abandonner le bouquin, mais il n'y a pas d'espoir dans cet œuvre. Malraux ne raconte pas une histoire très cruelle parce que il discute en détail la violence, la mort, la torture, cela existe aussi mais pas beaucoup. Non, elle est cruelle parce que il n'y a aucune signe d'espoir. Tous les personnages sont perdus à la fin, morts ou vivants il n'y a plus rien pour eux. Malraux réussi à montrer ce désespoir dans mille variations (ok, je mens, mais six ou sept peut-être) et le destins de ses personnages sont si différents qu'un bouquin si déprimant que cela est si attirant au même temps. Hmmm, peut-être c'est moi aussi, j'aime très bien la culture déprimante en général à la fin (Townes, Hank, Faulkner...).

J'ai aussi trouvé super intéressant la période de laquelle Malraux parle ici, la Chine avant que les communistes aient gagné leur révolution est un sujet dont je sais rien. Tchang Kaï-chek je connaissais par nom mais dehors cela, rien. Alors, lis-le, mais ne plaignez-vous pas quand ce bouquin vous rendez tristes.