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Monday, August 04, 2014

Jorge Semprun sur Faulkner

de "L'écriture ou la vie"

- Vous m'avez parlé de Faulkner, d'Absalon! Absalon! Le roman se trouvait aussi dans la bibliothèque de Buchenwald... Vous l'avez lu en allemand.

- Voilà, lui dis-je. Faulkner, vous savez le goût que j'en ai. Sartoris est l'un des romans qui m'a le plus marqué. Mais Absalon! Absalon porte à l'extrême, de façon obsessionnelle, la complexité du récit faulknérien, toujours construit en arrière, vers le passé, dans une spirale vertigineuse. C'est la mémoire qui compte, qui gouverne l'obscurité foisonnante du récit, qui le fait avancer... Hemingway construit l'éternité de l'instant présent par les moyens d'un récit quasiment cinématographique... Faulkner, quant à lui, traque interminablement la reconstruction aléatoire du passé: de sa densité, son opacité, son ambiguïté fondamentales.

Wednesday, October 09, 2013

Rue des voleurs

Un cadeau je n'avais jamais étendu parler ni Mathias Énard ni de son livre Rue des voleurs. Et pourtant le sujet a été presque obliger de m'attirer. Un jeune marocain parmi les troubles du printemps arabe, entre une histoire d'amour avec une jeune militante des indignados espagnols et son travail comme bibliothécaire d'un groupe salafiste. Effectivement c'est un récit très beau auquel le lecteur s'attache facilement et qu'il lit vite en conséquence. La fin me paraissant un peu trop mais l'auteur connaît clairement très bien son sujet, c'est à dire la vie des jeunes en Afrique du nord et leur désir pour mais aussi problèmes avec l'Europe.

Tuesday, February 08, 2011

Leutnant Bertram

Ab wann kann man sich eigentlich als Experte der Exilliteratur bezeichnen? Bin ich schon dort, komme ich erst noch hin? Jetzt Bodo Uhse und sein Leutnant Bertram. Ich will den Autor an dieser Stelle nicht ausführlich vorstellen, sein Leben war in vieler Hinsicht zu komplex, um es hier in wenigen Sätzen wiederzugeben (NSDAP-Mitglied des linken Flügels, dann Kommunist, Staatenloser in Paris, Politkommissar in der Thälmann-Brigade in Spanien, Exilant in Mexiko, kulturpolitischer Kader in der DDR und dann ein früher Tod), in der Jungle World findet sich eine aufschlussreiche Kurzbiografie.

Uhse schrieb diesen Roman in den Jahren vor dem zweiten Weltkrieg und reflektierte hiermit einerseits eigene Erfahrungen aber beugte sich andererseits wohl auch Anforderungen der KP in Bezug auf den "stetigen propagandistischen Bezug auf das angeblich existierende »bessere Deutschland«, von dem man im Exil behauptete, dass es stündlich gegen die Hitler-Schmach kämpfe" (siehe obigen Link). Es träten "ausschließlich gut gewachsene und tatkräftige kommunistische Helden auf, denen es gelingt, die wahrhaften deutschen Patrioten unter den Nationalsozialisten auf die richtige Seite herüberzuziehen" (Ibid). Diese Einschätzung ist zwar wohl nicht falsch - laut der Einleitung zum Roman überzeuge Uhse durch seine "strenge Parteinahme" - erscheint mir aber auch zu kurz gegriffen und verkürzend.

Doch zurück zum Anfang. Leutnant Bertram erzählt die Geschichte einer Gruppe von kommunistischen Widerständlern, welche erst in Deutschland zu agieren versuchen, dann nach Spanien flüchten und dort den Kampf gegen den Faschismus innerhalb der internationalen Brigaden weiterführen. Auf der anderen Seite befinden sich einige Luftwaffenoffiziere, mehr oder weniger überzeugte Nazis bzw Patrioten, welche erst in Deutschland trainieren, um dann als Legion Kondor in Spanien auf Francos Seite einzugreifen und unter anderem am Angriff auf Guernica maßgeblich beteiligt sind.

Die Lehre des Romans ist offensichtlich in gewisser Hinsicht, die Kommunisten und Widerständler sind die Guten, die Luftwaffenoffiziere die Schlechten. Dies läßt sich Uhse jedoch schwer vorwerfen, weil er zu diesem Zeitpunkt und in Bezug auf diese Kommunisten, welche weder von Stalin noch von der DDR bis zu diesem Zeitpunkt zu größerem Unheil angetrieben worden waren, ja einfach recht hat. Die Legion Kondor ist den Angriff auf Guernica geflogen, die spanischen Republikaner waren zwar chaotisch aber moralisch im Recht und auch die Verfolgten in Deutschland sind ja in dieser Hinsicht die Guten. Sie sind vielleicht - natürlich - nicht immer gute Menschen, aber sie stehen für das Gute. Auch wenn ein Satz zur strengen Parteinahme des Autors mich normalerweise unwiederbringlich gegen diesen aufbringt, sind selbst die - zeitweise und vor allem zu Beginn - hölzernen stock characters Uhses in diesem Sinne schwer zu kritisieren. Er schrieb dieses Buch ja nicht nach dem Krieg, sondern in gewisser Weise als Teil desselben.

Das Buch brilliert als vielleicht weniger durch seine intellektuelle Tiefe als durch einen Spannungsbogen, als durch das Gefühl des Lesers einen zeitgetreuen Einblick in das Leben der Widerständler aber auch der Nazis zu erhalten. Was enttäuscht bzw nicht überzeugt ist die Simplifizierung, daß kaum jemand wirklich nationalsozialistisch erscheint, warum der Erfolg dieser Bewegung, wenn fast alle ihre Mitglieder in Wirklichkeit eigentlich nur wahre Patrioten oder Karrieristen sind? Was mich verwirrte, war die Homosexualisierung des einzigen wirklich ideologisch überzeugten Nazis, ein kaum verständliches Wahrnehmungsbild der linken Exilgemeinde im Allgemeinen so scheint es (siehe hier). Ein lohnenswertes, ein schönes Buch bei aller Kritik.

Wednesday, February 17, 2010

Cosmofobia

La littérature espagnole n'est pas nécessairement mon point fort (je n'en ai pas lu plus que deux ou trois oeuvres), mais je dois admettre d'avoir dépassé mon aversion des sujets espagnols lié à la popularité du pays peu fondée sur les faits et la connaissance de son culture mais sur une image fêtarde (un peu comme le Brésil effectivement et mon dépit correspondant). Tout court, je veux bien m'engager à lire un peu plus sur l'Espagne, peut-être même essayer de lire en espagnol. On verra.

C'est tombé bien alors que quelqu'un m'a donné Cosmofobia de Lucía Etxebarría décrivant un quartier populaire de Madrid (Lavapiés). Surtout parce que j'y ai été déjà (à Madrid, pas nécessairement à Lavapiés) et que la ville m'avait vraiment bien plu. Malheureusement, comment un collègue espagnol avec qui j'en ai parlé disait, l'auteure ne pèse pas assez lourde et au contraire et un peu trop légère. J'ai vraiment bien aimé le début du livre, mais j'avais l'impression vers la deuxième moitié qu'il devinait trop répétitive sans mener quelque part.

Le livre consiste de plusieurs (peut-être 30?) chapitres avec chacun un narrateur différent racontant sa vie à lui et les personnes pertinentes qui y prend part. Cela devient vite très confisant à cause du fait que tout le monde avait déjà une histoire avec des autres, dans la plupart de cas sexuelle et dans la plupart de cas laissant un trauma. De nouveau, j'ai trouvé cela fascinant au début, la description des mêmes événements par plusieurs perspectives, parfois comme point central d'une vie parfois comme périphérique. C'est vraiment très bien fait et cela réussit à peindre une tableau vivante de la vie dans le quartier.

Le problème est que avec le temps (ou les pages) il y a trop de personnage, le lecteur perd son fil et ne sait plus trop qui sont les personnes mentionnées par les narrateurs. De plus la fixation de l'auteure sur les rapports sexuelles fatigue après quelque temps. C'est bien vrai qu'il y a des histoires d'amour partout et que cela influence des gens, mais de là faire raconter par une trentaine de voix avec qui ils ont couché, ce que cela leur a rapporté ou pas et pourquoi ils sont toujours (ou plus) amoureux de quelqu'un d'autre. Etxebarría donne l'impression parfois que tout ce qui compte est ce qu'on fait dans sa vie amoureuse. Le travail, les hobbys, la famille rien n'est si pertinent qu'avec qui on baise. Oui, c'est important évidemment, mais ce n'est pas tout ce qui fait une personne quand même.

J'aurais bien aimé qu'elle explore des autres sujets un peu et effectivement raccourcirait son bouquin des quelques chapitres, même si son début extrêmement fort sauve le livre de toute tentative d'une critique trop dure.

Sunday, August 23, 2009

Don Quixote von la Mancha

Don Quixote von la Mancha von Miguel de Cervantes gehört wohl zu den bekanntesten Geschichten der (westlichen) Welt. Der Klassiker der spanischen Literatur. Das Buch ist sehr episodenhaft aufgebaut (und auch eigentlich mehr als ein Buch, es wurde in zwei Teilen veröffentlicht) und kann im Prinzip an jeder Stelle angefangen werden, ohne dass Kenntnisse der vorherigen Ereignisse notwendig sind. Mir machte dieser unabhängige Aufbau das Lesen ein wenig schwer, weil man in einem solchen Buch nie richtig versinken kann. Nichtsdestotrotz ist es eine faszinierende Lektüre. Cervantes zeigt wenig Respekt und seine Zeichnung des verrückten Ritters der traurigen Gestalt und seinem Stallmeister Sancho Panso ist unglaublich witzig. Interessant ist, dass der dargestellte Humor in einer gewissen Weise fast schon modern ist, da er unglaublich gewaltätig und sexuell ist ja sich gar auf Fäkalien bezieht.

Wednesday, July 29, 2009

L'Espoir

L'Espoir est le deuxième livre d'André Malraux que j'ai lu après La Condition Humaine il y a quelques mois. A l'époque je n'avais pas trop regardé qui était Malraux. Je savais seulement qu'il a été dans le gouvernement de de Gaulle et que Chirac lui a fait entrer au Panthéon. Maintenant je viens de lire sa biographie sur Wikipedia. Quel homme (désolé pour ce preuve de sexisme, mais quel être humain n'a pas le même effet), quelle vie. Il a passé du temps en Indochine, s'est fait arrêter là-bas, a été volontaire en Espagne faisant la guerre pour la République, a été actif dans la résistance, a commandé une compagnie française conquérant Allemagne et est finalement devenu Ministre. Putain (désolé de nouveau, mais vraiment, quelle vie).

L'Espoir suive un groupe de militaires républicains dans la guerre civile espagnole. La plupart entre eux sont des volontaires internationaux et des aviateurs. Malraux peint l'image d'une guerre d'idéalistes, des anarchistes, des communistes, des syndicalistes, des paysans, des ouvriers, des intellectuelles gauchistes. Tous luttent ensemble afin de préserver la république contre les fascistes. Comme Malraux le raconte, c'est l'histoire des idéaux contre les armes. L'armée contre les miliciens, mal équipés, mal nourris. Les fusils contre les avions, contre les tanks. Malraux fait croire au lecteur (et j'aime bien penser qu'il est vrai) que ces troupes ont été inspirés par la solidarité plus que d'autre chose. Même si on sait que la république est censée d'échouer, on est empli de respect pour ces gens, pour cette tentative héroïque si vaine.

Le livre est très difficile à suivre parfois avec beaucoup de personnage qui ne sont rarement introduit. Quand même on arrive à concevoir une compréhension de cette guerre de sa coté républicain en tout cas. Le chaos, la désorganisation, la manque de ressources, la manque de soldats entraînés du camp républicain devient évident. Malraux n'écarte pas les aspects horribles de la guerre. Les blesses, les morts, les obus sur Madrid et leur impact sur la population civile, la fusillade des volontaires par les républicains ('il fallait choisir entre la victoire et la pitié').

Finalement, une citation qui s'applique bien à moi déjà. Peut-être je suis trop vieux déjà, mais j'en suis (un peu) fier au même temps. 'A mon âge, on ne voyage plus sans bibliothèque.'

Saturday, June 14, 2008

España

Having spent 10 days in Spain now (I got back to Berlin yesterday evening only) I believe I can consider myself an expert on the Spanish mentality per se and thought I should share my insight on this. Yeah, ... right. Well, I wanted to get a few things of my chest in any case.

I had never been to Spain before (geographically and culturally that is, I had spent some time in secluded German areas of Puerto de la Cruz, Tenerife as a teen), did have some preformed opinions (mostly negative) based on the overwhelmingly (and lame) positive perception of everything Spanish (party, sun, beach, party (including 'exotic' music and latino dansers/lovers/whatever, nothing else really) by my compatriotes. So, I went to Madrid and Barcelona staying with friends in both places (Spanish in the former, American in the latter, my experiences logically having been tainted by these different circumstances).

In comparing these two cities I like to invoke the similar distinction between New York and Chicago. One is better known, more popular, on first sight more attractive maybe, and more touristy, the other more low-key, less well-known, more quiet and less beautiful on first sight. In the end then I cannot really pass judgements on two cities as different, Madrid was fun (thanks to my knowledgable tour guide (Q: Who is Alonso XIII? A: The Son of Alonso XII!), I liked its tranquility while being alive at the same time. Barcelona is a completely different story, overrun by tourists (French and German mainly it seems), strikingly beautiful with a historic center right at the beach and with its streets (in that part of town anyway) crowded at all times (I personally feel like one could call it Kreuzberg with older houses, a beach, and a massive amount of tourists (profound comparison, I know)). Honestly, as much as I liked being in Barcelona, the touristy aspect is painful at times, also because my lack of any (active as opposed to passive) Spanish knowledge made me feel this even more so. I also feel that Madrid's beauty is undervalued, in its central district it showcases an impressive array of beautiful apartment and governmental buildings. Thus, go to both, not just one of them, if you can and get yourself some Spanish friends before you do.

The latter mainly because the Spanish (in general, there are no exceptions, no, really) for some reason that I couldn't quite discern are enviably proud of not speaking any other language. Asking someone in Spanish whether they spoke any of my three languages just produced a proud: 'No! Espanol!' The fact that I was aware of a) us being in Spain and b) of him/her being Spanish and included both aspects in my decision to start asking in Spanish in the first place seemed to make no difference here.

What else? Spanish women wear no tops at the beach (and are accordingly and continously assailed by men twice their age when sun-bathing). People don't go swimming in the ocean (and I always felt kind of dumb for actually doing so when everyone else obviously was only working on their respective tans). Spain is a lot cleaner than I had though, less Italian so to speak. Starting conversations with 50 year old men who speak no foreign languages is surprisingly fun and easy. Stereotypes about Southern European effectiveness are true (I missed my plane back home because the trains didn't run (a fire in some station), there were no buses (well, like one every 20 minutes with a queue of maybe 300 metres) and the cab drivers were striking). No one thought an anouncement on any of this (even in Spanish) would be necessary of course. There is bad-ass, super comfortable and fast train connection between Madrid and Barcelona, just a tad too expensive though. For some inexplicable reason Spanish males think that mullets constitute an attractive hair cut.

Yeah, Spain. Good fun I have to admit, just don't give me those dumb stereotypes as a reason please.

On a last note (and this is nothing new, I know), I hate not being able to speak a country's language. I abhor it in fact. No possibility of properly conversing with locals, always staying at this sad tourist level. It makes me feel really uncomfortable honestly. Think I am made to live in other countries, even to visit friends there, to learn languages (I need to finally start a fourth one), but not to be a tourist only.