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Friday, July 19, 2013

Les Mots

Je lis beaucoup trop vite en ce moment malheureusement - mon emploi du temps m'y aide trop - alors je suis tellement en arrière que mes critiques me paraissent superficielles voire superflues parfois. Mais tant pis, je fais ceci autant pour avoir un compte rendu de mes lectures que tout autre chose. Sartre alors, dont j'ai aimé la trilogie Les Chemins de la liberté que j'avais lu quand je parlais à peine le français (ou au moins je le ressens comme tel aujourd'hui). 

Les Mots est bien différent de cette trilogie sublime ainsi que peu comparable aux drames magnifiques Les Mouches et surtout Huis Clos. Ce petit bouquin est un sort de A Portrait of the Artist as a Young Man en plus jeune et moins catholique. L'auteur y raconte son enfance, sa mère veuve, son grand-père dominant. Il regarde sa famille - qui lui a clairement fournie et plus tard permis une éducation importante - d'un point de vue arrogant qui est impressionnant parfois. Cela en gardant une fausse modestie voire perception ironique de ce qui concerne ses capacités intellectuels de l'époque.

En somme de tout un livre qui pâlit en comparaison avec ce que j'avais lu de Sartre avant, en terme de beauté autant que d'importance.

Monday, October 12, 2009

Huis clos & Les mouches

J'ai normalement un peu du mal à me mettre au théâtre autant que dans la prose. Je préfère largement le théâtre joué. Mais Sartre dans ces deux pièces, Huis clos & Les mouches une fois de nouveau réussit à me convaincre. Ses œuvres littéraires sont vraiment très forts. Voire très forts. Surtout Huis clos; très court, est d'une force frappante. Un homme et deux femmes sont à l'enfer, ils y souffrent à l'éternité et ont quand même du mal à réaliser où ils sont et ce qu'ils attendent. Les mouches au contraire est beaucoup moins direct, beaucoup plus difficile à comprendre. Je ne veux même pas savoir combien m'échapper dans ce texte. Je devrais vraiment lire une interprétation. La pièce est une variation d'une ancienne histoire grecque. Le frère et la femme d'Agammemnon payent pour l'avoir tué, ses enfants le vengent mais payent en leur tour.

Je place Sartre dans mon panthéon des écrivains vraiment grands déjà. Je sais qu'il est connu plutôt pour ses essais politique ou philosophe, mais sa prose sans doute vaut le coup.

Sunday, December 21, 2008

Réflexions sur la question juive

Un petit livre (même pas 200 pages) Réflexions sur la question juive de Jean Paul Sartre n'est rien que son titre promet. Sartre essaie de montrer que l'antisémitisme n'est pas seulement un avis politique (et légitime). J'ai trouvé cette discussion plus actuel parfois, peut-être je ne les connais pas seulement, mais je ne suis pas trop sûr s'il y a toujours beaucoup des gens (en Europe d'ouest en tout cas) qui pensent que l'antisémitisme est valable comme une façon de croyance politique.
Après il discute les effets du antisémitisme sur les juifs. Je trouve sa théorie ici comparable à celle de W.E.B. DuBois et son 'double veil.' Les juifs inauthentiques (ceux qui veulent s'assimiler et ne sont plus religieux) suppriment les caractéristiques qui on pourrait identifier comme typiquement juives. Important à la fin, ce n'est pas comment ils se voient mais surtout comment les antisémites les voient.
Même si j'ai trouvé la discussion intéressant, j'ai pensé qu'elle ne serait plus très important dans notre société d'aujourd'hui. Sauf qu'il y a deux/trois jours Le Monde avait un article sur Mandoff et les effets antisémite de la plus grande chaîne de Ponzi ayant été mené par un juif. Choquant, et peut-être Satre est toujours plus valide que je ne l'ai pensé.

Monday, July 28, 2008

La mort dans l'âme

La troisième partie de Les chemins de la liberté, Sartre m'a de nouveau fait beaucoup de plaisir avec son oeuvre La mort dans l'âme. Je trouve bizarre qu'il est retourné sur le style du premier bouquin et qu'il fait semblant d'ignorer la façon dont il raconte l'histoire au deuxième livre. La mort dans l'âme est beaucoup plus facile à lire, il y en a moins de personnage et toute l'histoire est plus compacte, plus dense, plus logique si on veut. Sartre dans cet oeuvre montre comment (principalement) trois français (et tous environs ces trois) agissent quand les allemands conquièrent la France après (et un peu avant) que l'armistice soit signé. Mathieu, l'ancien prof de lettres se trouve au front; Brunet, fonctionnaire Communiste devient prisonnier des allemands et essaie d'organiser ses compatriotes; Daniel, marié mais homosexuel se promène dans un Paris presque vide voyant les allemands venir. Ivich (qui se déteste) et Jacques (qui s'enfouit) et sa femme (qui aime Matthieu, le frère de son mari) jouent des rôles aussi, mais les personnages principals sont Matthieu et Brunet.

Quoi dire? J'ai appris plusieurs mots pérjoratives pour les allemands gâce à ce livre (frisé, fritz, chleuh). J'ai en plus avoir eu le plaisir de comprendre plus les sentiments des français sur la défaite de 1940 (à l'époque en tout cas). Le livre m'as fasciné, Brunet et ses positions ultra-orthodox sur le communisme, Mathieu qui devient un idéaliste soudainement. Je ne peux que vous recommander de lire Sartre, ou ce trilogie. Il m'a donné beaucoup de renseignment historiques (plus des émotions que des faits bien etendu) et j'avais toujours du mal de l'abandonner quand j'ai été en train de le lire.

Un dernier mot, le livre m'as fait revenir des autres bouquin sur la guerre de Hemingway ou Norman Mailer. Faut que je relise quelques d'eux aussi.

Monday, July 21, 2008

Le sursis

Jean-Paul Sartre de nouveau. Je n'avais aucune idée que son livre, que je m'avais acheté à l'occasion, l'Âge de raison est le premier d'un trilogie. Le sursis appartient à Les chemins de la liberté (et je vais commencer le troisième La mort dans l'ame ce soir). De plus, je n'avais pas d'image de Sartre vraiment. J'en ai connu son nom, sa femme (de laquelle je dois lire quelque chose aussi d'ailleurs) et sa visite à Baader à Stammheim et la façon dont il les (le RAF) a cru leur propaganda. Respect entre un intellectuel célèbre alors, mais rien de plus.

Le sursis
a beaucoup fait pour changer de cet avis. Sans exageré, je n'ai pas encore lu trop de livres aussi fort. Putain, si je n'étais pas croyant, je le comparerais à Faulkner. Sartre décrit, utilisant le même personnage qu'au premier bouquin en plus que quelques caractère nouveaux, sept jours en septembre 1938. IL écrit dans une façon très difficile à suivre, échangeant les points de vues des characters au même paragraphes ou même phrases parfois. De plus il y a plusieurs fil de récit, et caractères, beaucoup d'entre eux n'ont pas la moindre relation. Lire ce bouquin, n'est pas alors une tâche facile toujours, mais se concentrant et lisant pendant quelques temps sans pause mérite l'effort.

Sartre réussit à décrire la France, ses caractères dans un temps très difficile, dès 23 jusqu'au 30 septembre 1938, pendant que les accords de Munich ont été négocié. Ses caractères ont peur d'être mobilisé, de la guerre, d'être seul, d'être obligé à partir (de la Tchécoslovaquie), des Allemands. Quelque-uns attendent la guerre plein d'espoir (pour soi-même, pour les juifs allemands, pour les républicains en Espagne), des autres essaient de lutter contre la mobilisation. Tous sont humain, et Sartre a un talent incroyable parfois à décrire ce que ses caractères ressent. Le lecteur ne comprend pas seulement pourquoi les gens réagissent d'une certaine façon, il ressent ses décisions, ses doutes. Surtout la pensée de Mathieu (le caractère principal de la première livre) sur la guerre sont d'une force incomparable. Sartre réussit à faire comprendre le lecteur ce qui s'est passé vraiment dans ces jours où la peur d'Hitler, la peur de la guerre, la mémoire de la première guerre mondiale ont dominé la politique.

Je ne peux pas seulement recommander ce bouquin, il faut que vous le lisiez.

Monday, June 30, 2008

L'Âge de raison

Sartre alors, drôle comment un nom fait une impression, rencontrant des gens en le lisant, ils sont tous impressionné. Moi, je suis sûr que les ouvrages philosophes de Jean-Peaul Sartre sont difficile et complex, L'Âge de raison n'a pas été trop dur à comprendre. Je ne comprends toujours pas tous (au niveau des mots), mais je me débrouille quand même et j'espère que en lisant plus j'arriverai sur un niveau de français plus acceptable.

Le bouquin soi-même a été très agréable. C'est l'histoire d'un professeur de moyen âge (35 je crois), qui s'appuie sur sa indépendance, sa liberté, même s'il l'imagine plus qu'elle existe. Il apprend que sa mâitresse est enceinte au même temps qu'il se rend compte qu'il n'aime plus. Mathieu (son nom) est foutu, il ne réussit pas à faire rien de ce qu'il voudrait (dès draguer quelqu'un d'autre jusqu'à trouver de l'argent pour un avortement).

Pourquoi je l'ai bien aimé alors? Je ne sais pas trop, je trouve sympa les histoires sans espoir comme celle-là. Je peux sympathiser avec un mec qui souffre sous ses anciens décisions, qui n'est pas tout à fait heureux avec sa vie, sa façon d'être. Bien sûr que (j'espère au tout cas) je tire des autres conséquences, mais j'aime bien ce Mathieu quand même. Un peu froid, un peu trop intéressé à ses études parfois, un peu du mal à ce que les gens ils pensent grâce à un cynisme profond, c'est une décription de moi aussi à un certain degré.

À la fin, la vision de Satre des gens, de la communication inter-humaine me plaît. Elle est aussi negative que la mienne (ou aussi réaliste?), les gens, ils se malcomprennent, ils se font du mal et ils ne le réalisent pas ou ils sont en fou. Et non, je ne me suiciderai pas maintenant, mais il faut admettre, que cette vision a plus de raison qu'on ne le voudrait.