Partie de mes - vaines sans doute - tentatives de me renseigner sur l'histoire (nord-)africaines, Les Africains I - Les intellectuels carthaginois de Paul Monceaux est une introduction dans la littérature latine du Maghreb - et surtout carthaginoise - de l'empire romaine. Les romains avait refondé Carthage après l'avoir complètement rasée et elle redevenait vite le centre intellectuel de l'Afrique du Nord, le Rome de l'Afrique.
Monceaux dans sons œuvre accentue la mélange qui marquait la présence romaine, les influences puniques, berbères sous une gouvernance plus ou moins accepté des romains et en latin. On restait Carthaginois, Maure ou Numide; mais de loin, l'on ressemblait à un Romain. Monceaux, lui-même pied noir vivant dans l'Algérie française vers la fin du 19ème siècle, voit un intéressant parallélisme similaire avec la colonisation (occupation?) française ici: pour les besoins de la vie, il se forma, comme dans l'Afrique française, une langue hybride, où le latin dominait, mais latin tout infiltré de punique et de libyque.
L'auteur décrit la vie intellectuelle au Maghreb romain autant que les intellectuels et écrivains eux-mêmes. Similaire que Hourani son œuvre est malheureusement si dense et rempli de politiciens et autres figures que je connaissais à peine que son livre est une introduction intéressante qui reste insatisfaisante dans le sens qu'elle ne fait clair comment peu on y sait.
