My photo
Berlin, Frankfurt, Paris, Chapel Hill, Boston, Istanbul, Calgary, Washington DC, Austin, Tunis, Warszawa and counting
Showing posts with label Arabic. Show all posts
Showing posts with label Arabic. Show all posts

Wednesday, August 29, 2012

Friedrich II. von Hohenstaufen

Die Biographie von Friedrich II. von Hohenstaufen von Jacques Benoist-Méchin war mir bei meinen Eltern wegen der Verbindungen, welche der Hohenstaufer in die Arabische Welt pflegte, ins Auge gefallen. Nun, einige Monate später, las ich seine Biographie endlich. Friedrich II. (1194-1250) war Kaiser des Heiligen Römischen Reiches, König Siziliens sowie König Jerusalems. Er profilierte sich in unzähligen Konflikten mit dem Papst, den ihm unterstehenden Fürsten auf Sizilien sowie in Deutschland, und schaffte es eine relativ lange und stabile Herrschaft aufrecht zu erhalten, was relativ erstaunlich war angesichts seiner kindlichen Machtlosigkeit. 

Doch diese Verschwörungen und Machtkämpfe interessierten mich letztens Endes weniger als die faszinierenden europäisch-arabischen Kontakte, welche dieser Kaiser pflegte. In Sizilien aufgewachsen sprach er fließend (oder zumindest ein wenig, je nach Leseart) Arabisch und baute seine spätere Machtfülle zum Teil auf eine Leibgarde arabischer Ritter, welche er (nachdem die deutschen Fürsten sie in Sizilien von der Macht vertrieben hatten) befriedete und in einer Siedlung (Lucera) mit allen Rechten angesiedelt hatte. Desweiteren leitete er den 5. Kreuzzug und beendete diesen (ohne den kriegerischen Teil überhaupt je wirklich angefangen zu haben) mit einem Vertragsfrieden und der christlichen (Wieder-)Machtergreifung in Jerusalem.

Die ideologisch geprägte Dichotomie zwischen Europa und dem Nahen Osten bzw dem Norden Afrikas wurde in der Gestalt Friedrich II. ad absurdum geführt. Nicht nur hatte dieser arabische Gelehrten an seinem Hof, er ließ weiterhin viele ursprüngliche griechische Texte aus dem arabischen ins lateinische übersetzen und lass obendrein arabische Logiker, Mathematiker und Mediziner.

Auch wenn der Autor Jacques Benoist-Méchin ein berühmter Kollaborateur war, was mir erst im Nachhinein bewusst wurde und sich im Text nicht niederschlug, was mich am meisten an ihm störte waren seine überzogenen Interpretation (genre: 'Friedrich II. war glücklich als er die Sonne aufgehen sah') und seine zeitweise naive Argumentation (genre: 'Denn war Friedrich II. nicht schon als Kind stolz gewesen?'). 

Die historische Figur des Kaisers bleibt nichtsdestotrotz faszinierend. Dieser versuchte sich auch an einem empirischen wissenschaftlichen Werk (über die Falknerei) auf Erfahrungen und nicht Zitaten aufbauend (und damit im Gegensatz zum Totschlagargument 'in der Bibel sagte Salomon bereits...'). Die negative Seite dieser erforschenden Neugierde wurde von einigen seiner Untertanen gezahlt. So ließ er eine Gruppe von Babies aufziehen unter dem strengsten Verbot mit ihnen zu sprechen. Sie starben alle schnell. Sein Ziel hierbei war gewesen, zu sehen, auf welche Ursprache sie zurückfallen würden.

Saturday, August 11, 2012

La Révolution Confisquée

Pierre Puchot nous offre une Enquête sur la transition démocratique en Tunisie intitulée La Révolution confisquée. L'auteur travaille sur le Maghreb pour Mediapart et avait déjà publié un recueil de ses articles l'année passée sous le titre de Tunisie, une révolution arabe. Autant que j'ai été fasciné par son compte rendu minutieux du 14 janvier (sur Nawaat en accès libre) je dois dire que je n'ai été que peu convaincu par son nouveau livre. En partie peut-être parce que le livre paraît - je soupçonne et crains - n’être qu'un autre recueil d'articles voire d'enquêtes vite combinés, sans vrai fil conducteur, sans vrai argument. Même le titre La Révolution confisquée qui me faisait craindre dès le début un tract dominé par la vision de l'élite francophone ne se trouve pas justifié par le texte.

Le texte finalement me semble paradoxal. Puchot est bien conscient de la déconnexion entre la population dans son ensemble et "'l'élite' fatiguée [...], intoxiquée par l''école française'" et pourtant son livre se base essentiellement sur le témoignage de cette élite. Cela se voit surtout dans ses choix d'interviews cités mais aussi dans certaines accentuations. 

Vers la fin par exemple il dresse le portrait d'une jeune femme révolutionnaire Olfa Riahi, une journaliste, activiste politique faisant clairement partie de la bourgeoisie aisée de Tunis. Cette femme, dont je ne veux douter ni du zèle révolutionnaire ni de sa contribution à la révolution, n'est, de toute évidence, en rien représentative des jeunes chômeurs de l'intérieur du pays sans qui cette révolution n'aurait jamais eu lieu. Comme elle le dit elle-même "le cœur de la révolution [est] plutôt le 'petit triangle' entre Sidi Bouzid, Meknissi et Menzel Bouzayane." C'est seulement "à Kasbah I [qu']Olfa entre en contact avec une Tunisie qui lui est totalement inconnue."  

Puchot tombe - comme beaucoup d'observateurs étrangers - dans le piège d'une description de la Tunisie basée sur son élite multilingue et facilement accessible. Le fait qu'un article qu'elle publie sur Facebook soit traduit par "un journaliste allemand du magazine Stern" et que "dans plusieurs pays, en plusieurs langues, d'autres magazines le republient" ne signifie en rien que cet article a eu une influence sur le cours de la révolution. Le fait qu'Olfa écrit "un article sur le site francais Rue 89, pour expliquer pourquoi elle juge encore utile de manifester" montre à quel point sa lutte a été déconnectée de ceux qui se sont battus contre la police dans ce "petit triangle" en décembre et qui eux n’écrivent pas en français, ne connaissent même pas Rue 89.

Et pourtant il est clair que l'auteur connaît les faits, propose - parfois - une analyse lucide. Quand il cite "un pays fragmenté par un puissant régionalisme" comme peut-être le plus grand problème de la transition démocratique dans sa conclusion par exemple. Les jours et heures précédant la chute du régime de Ben Ali sont aussi détaillés d'une manière impressionnante. Mais il semble trop souvent se perdre dans ces détails ou enchaîner des faits voire anecdotes sans développer une vue plus globale et plus pertinente - ce qui me fait craindre que ce livre aussi n'est qu'un recueil d'anciens articles ou enquêtes.

La critique peut-être essentielle est que l'auteur ne me donne pas l'impression d'avoir réussi à se débarrasser d'un prisme français voire occidental (ou plutôt orientalist). Sa description du tourisme est frappante dans ce sens. C'est un sujet important sans doute et je ne nie pas qu'il y a une "crise structurelle du tourisme tunisien", mais si "la contribution à la croissance tunisienne de l'hôtellerie est en constant recul depuis trente ans" en quoi est-ce une mauvaise nouvelle? La croissance tunisienne depuis les années 1980 a été relativement forte, le pays est aujourd'hui moins dépendant du tourisme. Pourquoi alors cette focalisation sur une industrie qui n'emploie que 10% de la population et ne représente que 8% du PIB si ce n'est pas à cause du prisme français qui ne voit la Tunisie que par le tourisme de masse, alors qu'un million de Français par an visite ce pays?

En somme, Puchot nous offre un livre intéressant sur la Tunisie post-révolutionnaire, plein de détails que je ne connaissais pas mais aussi plein de passages peu pertinents - outre Olfa Riahi, la concentration sur plusieurs pages sur le Parti du travail tunisien (PTT) et sa fin bizarre introduisant une comparaison - très positive pour la Tunisie d'ailleurs vu que sa révolution est censée avoir été confisquée - entre la Tunisie et Cuba. Au contraire il n’adresse que très peu ce que je considérais comme les sujets les plus importants de la Tunisie en transition: 
  • Ennahdha, le parti qui a remporté les premières élections libres et qui va sans doute dominer la scène politique tunisienne pour la décennie à venir.
  • Le chômage et comment il peut être résorbé - hors du secteur touristique clairement en déclin - notamment via une réforme du système éducative.
  • Les importantes différences de niveau de développement entre régions qu'il mentionne à la fin sans en avoir vraiment parlé avant.
  • La réforme de l'administration et la justice transitionelle.

Sunday, July 01, 2012

Die Sonnenblume

Weiter auf der Entdeckungsreise des Orients, der arabischen Welt, was auch immer das genau heißen soll, nun also meine erste palästinensische Autorin, Sahar Khalifa, übrigens auch die erste Muslima, welche ich gelesen habe. Die Sonnenblume behandelt die sich überschneidenden Geschichten verschiedener Bewohner Nablus mit einem Schwerpunkt auf drei weiblichen Figuren. Sowohl die weibliche als auch die palästinensische Perspektive - ohne blinden Hass oder antisemitischer Rhetorik - ergeben einen unglaublich interessanten Einblick in eine eingepferchte, machtlose Gesellschaft, in ihrer religiöstraditionellen Verschlossenheit und Scheinheiligkeit, aber auch in ihrem letzten Endes nutzlosen Kampf ihrer Bürger für sich eine bessere Welt zu erkämpfen.

Khalifa zeichnet diese Gesellschaft in - fast - ihrer gesamten Breite - seltsamer Weise läßt sie islamistische Fundamentalisten weitestgehend außen vor. Ihre wichtigsten Figuren sind eine Gelegenheitshure, welche ihrem erkrankten Mann hierdurch seine teuren Medikamente ermöglicht, die Witwe eines Märtyrers des Widerstandes, welche ihre Kinder alleine hochzieht und aufgrund ihrer Eigenständigkeit als unmoralisch angesehen wird, und schließlich ein intellektuelle, emanzipierte Journalistin, die mit dem Dilemma der lieben wollenden, 'besessen' werden wollenden aber aufgeklärten, gebildeten Frau zu kämpfen hat. Hinzu kommen unter anderem ein politisch engagiertes Brüderpaar, der eine als Schreiber, der andere als Widerstandskämpfer, und der Chefredakteur einer demokratischrevolutionären Zeitung, der mit seiner Autorität und der Finanzierung seiner Zeitung zu kämpfen hat.

Khalifa bringt dem Leser die Palästinenser näher, nicht als abstrakte Leidende, sondern als lebende, atmende, zweifelnde aber kämpfende - gegen das Leben, ihre Gesellschaft, die israelische Besatzung - Individuen, die sich einer furchtbaren Situation anpassen.

Thursday, January 26, 2012

Taxi

Taxi de Khaled Al Khamissi (خالد الخميسي) est un des rares livres arabes d'avoir eu succès sur un niveau international - l'autre que je connais est Der Jakubijân Bau. Il a été traduit en plusieurs langues et est considéré comme prévoyant en ce qui concerne la révolution égyptienne de 2011 (ayant été publié en 2007). De plus il est un des rares livres - il paraît, j'en sais rien évidemment - d'avoir été écrit en égyptienne et pas en Arabe classique, ce qui n'est pas seulement intéressant comme soit et dans son parallélisme avec des écrivains comme Twain qui se rapproprié la langue parlé en dépit d'un anglais plus soutenu mais aussi une indication contradictoire aux gens qui font l'argument que la vague du printemps arabe serait un signe d'un pan-arabisme fort.

Je trouvais largement exagéré l'aspect de prévision dans Taxi, il y a effectivement des scènes où des protagonistes se demandent pourquoi il n'y avait plus des - comme dans les années 80 - manifestations et le livre est bondé de blagues sur Mubarak, mais ce n'est pas une prévision très précise voire complète. Il est quand même très bien à lire il faut dire sans être de la grande littérature. L'auteur décrit ses rencontrés avec des taxis dans 58 courtes anecdotes ce qui fait la lecture affilé un peu difficile mais il réussit d'offrir un tableau complet d'Egypt. Sans y avoir jamais mis pied j'ai maintenant l'impression de le connaître un peu. Et quoi d'autre pourrait un auteur réclamé comme but finalement - hors un lecteur content et qui se considère comme plus renseigné?

Wednesday, February 28, 2007

Der Jakubijân-Bau

Ich habe Der Jakubijân-Bau von Alaa al-Aswani wieder einmal relativ schnell durch gelesen, zwei Tage brauchte ich glaube ich, aber ich habe halt nicht so sonderlich viel zu tun momentan. Das Buch war ein Geschenk (Danke Sarah) und - soweit ich mich erinnere - der erste Roman aus dem arabischen Raum (Ägypten um genau zu sein), welchen ich je gelesen habe.

Al-Aswani erzählt die Geschichten der Bewohner eines großen Apartmentkomplexes in Kairo. Oben auf dem Dach wohnen die armen Bewohner, in den Wohnungen weiter unten befinden sich die Mitglieder der Mittel- und Oberschicht. Es wird die Geschichte erzählt eines erfolgreichen, schwulen Journalisten, dessen armer und verheiratete
Liebhaber, eines Parlamentsabgeordneten, der sich selber zu einem Amt schummelt und dann trotzdem weiter gehorchen muß, eines Mädchens, welches bedingt durch ihre Armheit sexuell ausgenutzt wird, eines jungen Mannes, welcher sich radikalisiert durch seine Unterdrückung und die Beleidigungen, welche er erfährt, und, und, und.

Ich fand das ganze unglaublich fesselnd, man mußte sich anfangs ein wenig daran
gewöhnen, daß alle zwei oder drei Seiten der Protagonist wechselte aber nach einer Weile, sobald mit den wichtigsten Figuren ein wenig vertraut ist, erscheint dieser ständige Wechsel sogar sehr angenehm. Mein einziges Problem mit den Geschichten war, daß die meisten von ihnen absolut desillusionierend endeten. Ich kann zwar mit billigen Happy-Ends nicht allzu viel antun, aber viele dieser Menschen erlitten
dann doch sehr grausame Schicksale. Nichtsdestotrotz, ein sehr empfehlenswertes Buch.