Acheté après que Mario Vargas Llosa avait gagné le Prix Nobel de littérature, La Tante Julia et le scribouillard est le travail fictif de Llosa sur sa première mariage ou plutôt le début de son histoire d'amour avec sa 'tante' (la sœur de la femme de son oncle). Le livre est autant une description du Lima de l'époque, qu'une histoire et finalement, mais pas en moindre importance, un hommage aux feuilletons de radio (des soap opera vraiment) populaire en Amérique du Sud (et aujourd'hui remplacé par ses équivalents à la télé). Llosa alterne toujours un chapitre sur la vie de ses protagonistes avec un de ces feuilletons qui eux ne sont que peu liés entre elles et alors ne font pas la lecture plus facile parfois.
Wednesday, May 23, 2012
Wednesday, May 02, 2012
Selam Berlin
Durch eine Dissertationsvorhaben auf Yade Karas Selam Berlin gestoßen las ich den Roman kürzlich an einem Stück im Zug von Köln nach (West-)Berlin sitzend. Kara erzählt die späte Jugend eines deutschen Türken (türkischen Deutschen vielleicht eher), der mit dem Mauerfall als 19-jähriger nach Berlin zurückzieht. Hier sieht er sich einerseits konfrontiert mit einem neuen deutschen Wir-Gefühl von dem die einheimischen türkischen Berliner ausgeschlossen zu sein scheinen andererseits mit türkisch-ostdeutschen Familiengeschichten deren Grundlage - in ihrer Normalität - bzw Karas Phantasie mich interessieren würden.
Kara ist keine intellektuallisierende Autorin, aber ihr Roman, abgesehen vom reinen Lesevergnügen, eröffnet dem (west-berliner) Leser eine Perspektive einer Welt, welche ihm (mir) einerseits zutiefst vertraut (denn ich wuchs ja in der gleichen eingeschlossenen Stadt auf), aber andererseits vollkommen fremd ist (ich habe kaum einen Bezug zur Türkei). Eine wirklich interessante, aufschlussreiche Lektüre.
Wednesday, April 18, 2012
Nos vingt ans
Il doit être incroyablement difficile de s'essayer dans le même métier que son père ou sa mère et dont celui excelle. Autant plus peut-être si on doit se mesurer pas avec un parent mais avec son mari, son compagnon. Il y en ceux qui réussissent, Klaus ou Heinrich Mann par exemple ou Justin Townes Earle, mais il y en surtout qui n'arrivent pas à sortir de leur médiocrité qui ne semble que plus frappant quand comparé à cet autre personne.
Voici alors Clara Malraux, femme d'André Malraux dans les années vingts, issue d'une famille juive bourgeoise franco-allemande elle grandit à Paris où elle rencontre André et mariât cet homme beaucoup plus pauvre qu'elle d'un coup de foudre. Ils passent deux ans de voyage et plaisir à Paris, en Tunisie, en Allemagne, Autriche et ailleurs quand il réussit à perdre son argent à la bourse. Il faut un moyen de faire de l'argent alors. Et André propose l'idée fantaisiste d'aller en Indochine (Cambodge) afin d'y voler des statues dans des temples peu connus et le vendre aux États-Unis après. Fou. Mais c'est ce qu'ils faisaient. Sans beaucoup de succès vu qu'ils finissent tous les deux en prison. Clara finalement rentre en France et réussisse à lui libérer aussi suite à une campagne basé sur le début de son renommé autant qu'auteur.
Nos vingt ans c'est l'histoire de leur rencontre alors et ces aventures qui suivait. Et pourtant qu'elle est clairement inférieure à son mari en tant qu'auteure, Clara sait raconté cet histoire avec des émotions qui l'accompagnait, pas seulement en Indochine mais aussi avant avec sa famille franco-allemand directement touché par la première guerre mondiale. Elle fait même des références à son futur (en terme de chronologie de sa vie) de résistante pendant la deuxième guerre.
Un couple libre, fou et admirable et un livre qui valait bien son coup.
Thursday, April 05, 2012
An American Tragedy
Theodore Dreiser's An American Tragedy seems to be one of those early 20th century left-wing American classics that few people read anymore - as Irving Howe puts it in the afterword: "Do I exaggerate in saying that Theodore Dreiser has dropped out of the awareness of cultivated Americans?" Even writing this in 1964 - the original book having been published in 1925 - Howe most likely was right, yet the more important question probably is are those cultivated Americans right in having forgotten - or never heard of - him? Here the answer is far less certain.
I thought that An American Tragedy was too lengthy, too repetitive at times, of its 800 pages maybe a quarter could have been cut as they seemingly served only to repeat a point - a sentiment - that had been made abundantly clear previously. Still Dreiser provides an interesting point of view for early 20th century capitalist America, its social norms, religious predominance and hypocrisy, the moneyed social class structures. He tries to portray something that is very real then - and to the human sentiments of which I and everybody else could clearly relate to.
As Dreiser put it himself: "A certain
type of crime in the United States [...] proved very common. It seemed
to spring from the fact that almost every young person was possessed of
an ingrown ambition to be somebody financially and socially."
As cruel as it may sound I found Dreiser's novel much more interesting as an reflection of its time than as a literary work.
Friday, March 30, 2012
Spazieren in Berlin
Nach Pariser Romanze war Spazieren in Berlin das zweite Buch von Franz Hessel welches ich las. Fuer sowohl meinen als auch seinen Lebenslauf passend also ein Buch über Paris, eins über Berlin. Aber Spazieren in Berlin unterscheidet sich stark von seiner Pariser Romanze. In letzterem erzählte Hessel die Gundzüge seiner beginnenden Affäre mit Helen Grund, welche nicht nur im bekannten Film (und Buch) Jules et Jim endete, sondern auch in der Geburt von Stéphane Hessel mündete. Paris bildet hier den ausführlich geschilderten Hintergrund nicht mehr aber auch nicht weniger.
Sein Berliner Buch hingegen fokussiert kaum auf seine wenigen Protagonisten, sondern konzentriert sich vielmehr auf das Leben der Stadt. Hessel, der Flaneur, verliert sich bzw erläuft sich eigentlich sehr gezielt verloren in Markthallen, Fabriken und Stadtvierteln lässt sich von lokalen Führern herumführen und beobachtet. Und das ist wirklich was dieses Buch ausmacht, die Beobachtung, Hessel hat die Ruhe sich auf die anderen zu konzentrieren, ihnen zu folgen, ihnen zu zusehen und sie dann zu beschreiben. Er erscheint - ähnlich wie in der Pariser Romanze übrigens - nur begrenzt in der Lage an diesen Leben teilzunehmen, aber er besitzt eine Offenheit und ein Einfühlungsvermoegen, welche eindrucksvoll sind und ihm detailgenaue Beschreibungen ermöglichen, welche für viel andere Autoren (ja gar einige Leser) womöglich zu exakt und detailliert sind.
Das Ganze ergibt eine Art Collage von Berlin Anfang der 30er. Hessel scheint das entschwundene Berlin der späten 19. Jahrhunderts zu bedauern und referenziert es desöfteren via literarischer Einschübe anderer Autoren. Dies wiederum macht die Perzeption auf Seiten des Leser, vertraut mit dem Berlin des frühen 21. Jahrhunderts zeitweise schwierig, aber dafür auch um so aufschlussreicher. Genauso wie ich das Verschwinden des Berlins in dem ich aufwuchs zur Kenntnis nehme (und bedauere), genauso beschreibt Hessel ein Berlin, welches spätestens mit den Zerstörungen des 2. Weltkrieges fast vollständig verschwand.
Wednesday, March 14, 2012
The History of the Decline and Fall of the Roman Empire - Volume I
Edward Gibbon's History of the Decline and Fall of the Roman Empire is a bit of a monster seeing as it is split in five volumes of 500 pages each. I am considering myself a bit of a fool for even having started it, but then I am also a bit of a fool for trying to learn Arabic, so I guess that's just who I am. Anyway, the first volume I've finished now and it made for a surprisingly enjoyable and pleasurable read. I was expected a more out-dated language, a less modern historiography and in general a much slower, more tedious lecture.
Instead Gibbon's offers a fast-paced, battle-filled account of Roman history, which in fact moves too fast at times, with emperors, generals, and battles even cities being named left and right that I had never heard of before (raise your hand if you know Nicomedia, well really, you should know it, take my word for it). Apart from feeling a bit lost at times amid all these historical personalities that I had been unaware of previously, Gibbon's does provide his reader with a far better understanding of the Roman empire, its constant internal and external struggles, its borders, boundaries and centers. He showed how Rome moved from being the center of the universe, well empire, to the seat of an ignored Senate, discusses the Praetorian Guard, which for him was instrumental in bringing about the decline of Roman civic virtue, the emergence of a military state with the emperors, and finally the rise of Christianity within the empire.
Friday, March 02, 2012
Vingt ans pour plus tard
Similaire que Enfances tunisiennes Vingt ans pour plus tard consiste de plusieurs auteurs qui y racontent '4 nouvelles et un conte'. Les auteurs ne sont pas tunisiens pour la plupart mais y ont vécu en résidence d’écriture. Ceci fait que les textes différent fortement entre-eux dans la perspicace de leurs observations de la société voire dans le fait qu'il s'agit proprement d'un thématique tunisien ou juste d'une histoire qui prend place en Tunisie. Je dois avouer que j'avais du mal a retrouver la Tunisie dans laquelle je vis dans beaucoup de ces nouvelles. Ananissoh dans sa description des relations amoureuses réussit le mieux dans ce sens. Pour des autres Filali qui raconte une histoire qui pourrait prendre place partout me plaisait de plus, surtout je crois parce que les autres auteurs semblaient de n'avoir pas assez d'esprit critique voire une perception trop optimiste pour ne pas dire assez profond de la société tunisienne. Je ne veux pas avec cela faire un jugement de la Tunisie toute entière et négative mais il est clair qu'il s'agit ici d'une société pleine de conflits, pleine de problèmes (sociaux, économique, dans le rapport homme-femme), et d'ignorer ces aspects trop ne sert a peu de mon point de vue.
Tuesday, February 14, 2012
Berlin Noir
Like most everybody I enjoy the occasional crime novel and film noir. In particular if they take place in Berlin maybe (like The Good German) but I enjoy the regional setting in general (as with Tony Hillerman and James Lee Burke). Philip Kerr's Berlin Noir series, which consists of three novels March Violets, The Pale Criminal, and A German Requiem revolving around Bernie Gunther the kind of brash-talking crime hunter on the out of traditional police forces and fighting his own demons as much as others' crimes - kind of like Dave Robicheaux really only in the Berlin of the 30s.
This is not la grande littérature as you would put it in French, but it makes for an entertaining read and Kerr's research is good enough to escape my criticism with few German-language or German history errors contained in these novels. Dagmarr is spelled with one r only of course, but I had to actually read up about Arthur Nebe on Wikipedia before I could appreciate the historical accuracy of Kerr's wildly fantastic and speculative story-telling.
Wednesday, February 01, 2012
Als wir träumten
Clemens Meyers Als wir träumten ist mein zweites Buch aus dem Osten der letzten zwei Monate - Hilbig war der erste - ich scheine da eine Art Faible zu entwickeln. Meyers Buch ist aber - natürlich? - wenig vergleichbar mit Hilbigs joyceaneschen Denkprozessen, stattdessen erinnerte es mich an hard-drinking, leicht proletarische anmutende Südstaatenautoren wie Larry Brown oder Dagoberto Gilb. Meyer beschreibt (s)eine - nein natürlich nicht - Jugend in Leipzig Ende der 80er, Anfang der 90er Jahre. Eine Generation, welcher als Kinder der Sozialismus gepredigt wurde nur um sie von einem Tag zum Anderen mit der Scheinheiligkeit dieser Glaubenbezeugnisse bekannt zu machen. Doch der Mauerfall, ja auch die Montagsdemonstrationen, sind hier weniger relevant als das man dies glauben könnte.
In Wirklichkeit zeig Meyer einfach nur die Hoffnungslosigkeit, die zerstörerische Freude auf dem vorgezeigten Weg in ein armes, immer noch vom Suff geprägten Erwachsenenleben. Das ist schockierend in ihrer Gewalttätigkeit, es ist aber auch unglaublich gut dargestellt. Mayer springt zwischen Kindheit, Jugend und frühes Erwachsenentun seiner Clique hin und her, überzeugt sprachlich wie inhaltlich und schafft es schließlich den Leser am Leben seiner Akteure teilhaben zu lassen. Ich habe mich dem Osten, Leipzig, noch nie so verbunden gefühlt wie während der Lektüre dieses Buch. Wirklich lohnenswert.
Monday, January 30, 2012
Der Judenstaat
Theodor Herzls Der Judenstaat ist wohl einer der großen Klassiker der Ideengeschichte, einer der ideellen Gründungstexte des Zionismus. Es ist auch ein sehr kurzes und überraschend konkretes Büchleich, was sich schnell und leicht lesen lässt.
Herzl legt darin aus warum er für die Gründung eines Judenstaates plädiert. Einersteis weil Antisemitismus letztlich unüberwindbar ist und dann weiterhin aus jüdisch-nationalistischen Gründen, er greift in seiner Argumentation so gut wie gar nicht auf Religion zurück. Diese Religionsferne bedingt auch, dass er als potentielles Zielland für seinen Judenstaat nicht nur Palästina sonder auch Argentinien in Betracht zieht. Auch wenn ich Shlomo Sand immer noch nicht gelesen habe, bezweifele ich ja persönlich die Existenz eines jüdischen Volkes aber Herzl hat hier eine letztlich schwer zu widerlegende Antwort darauf: Wir sind ein Volk - der Freind macht uns ohne unseren Willen dazu.
Herzl entwickelt eine ziemlich positiv anmutende Utopie eines sprachlich föderalen Staates (Wir können doch nicht Hebräisch miteinander reden. Wer von uns weiß genug Hebräisch, um in dieser Sprache ein Bahnbillet zu verlangen.), welcher durch harte Arbeit und Investitionen den Antisemitismus nicht nur in diesem zu schaffenden Land, sondern auch in den Herkunftsländern, abschaffen würde. Wie Utopien es so an sich haben ist seine Sichtweise letzten Endes leicht naiv. Der Antisemitismus des frühen 21. Jahrhundert ist sicherlich - in Europa - schwächer entwickelt als sein Äquivalent zu Anfang des 20. Jahrhunderts, es gibt ihn aber nicht nur immer noch, er wurde in anderen Weltregionen (die arabische Welt!) sogar noch um einiges verstärkt und zwar genau wegen der Schaffung dieses Staates, Israel, und der Entwurzelung bzw Vertreibung der vorherigen, muslimischen, Bewohner des Gebietes. Letztlich hat sich Israel ironischerweise - gerade in den letzten Jahren - von der säkularen, nationalistischen Utopie Herzls zu einer viel stärker religiös ausgerichteten Gesellschaft entwickelt.
Abschließend bleibt nur meiner Verwunderung über Herzls unglaublich detailliertes kapitalistisches Modell der Entstehung dieses Staates auszudrücken, auf der Gründung einer Firma, welche die Reichtümer der emigrierenden Juden verwaltet und in neue Länder bzw Häuser im gelobten Land anlegt, aufbauend. In gewisser Weise eine seltsame Kombination kommunistischer und kapitalistischer Prinzipien.
Thursday, January 26, 2012
Taxi
Taxi de Khaled Al Khamissi (خالد الخميسي) est un des rares livres arabes d'avoir eu succès sur un niveau international - l'autre que je connais est Der Jakubijân Bau. Il a été traduit en plusieurs langues et est considéré comme prévoyant en ce qui concerne la révolution égyptienne de 2011 (ayant été publié en 2007). De plus il est un des rares livres - il paraît, j'en sais rien évidemment - d'avoir été écrit en égyptienne et pas en Arabe classique, ce qui n'est pas seulement intéressant comme soit et dans son parallélisme avec des écrivains comme Twain qui se rapproprié la langue parlé en dépit d'un anglais plus soutenu mais aussi une indication contradictoire aux gens qui font l'argument que la vague du printemps arabe serait un signe d'un pan-arabisme fort.
Je trouvais largement exagéré l'aspect de prévision dans Taxi, il y a effectivement des scènes où des protagonistes se demandent pourquoi il n'y avait plus des - comme dans les années 80 - manifestations et le livre est bondé de blagues sur Mubarak, mais ce n'est pas une prévision très précise voire complète. Il est quand même très bien à lire il faut dire sans être de la grande littérature. L'auteur décrit ses rencontrés avec des taxis dans 58 courtes anecdotes ce qui fait la lecture affilé un peu difficile mais il réussit d'offrir un tableau complet d'Egypt. Sans y avoir jamais mis pied j'ai maintenant l'impression de le connaître un peu. Et quoi d'autre pourrait un auteur réclamé comme but finalement - hors un lecteur content et qui se considère comme plus renseigné?
Sunday, January 22, 2012
You Can't Go Home Again
Thomas Wolfe's You Can't Go Home Again is a big tome of almost 700 pages that I had initially only picked up because of its descriptions of Berlin in 1936. That part - even though a highlight for me - only makes up the last fifth of the book though, most of the rest deals with the self-styled protagonist's relationship with his - Southern - town of origin, then his life in New York as as an emerging famous writer and then in a self-induced exile in Brooklyn.
Wolfe is a strong writer capable of portraying the society around him and especially his protagonist's unease with it in a powerful manner.
He wanted to see the town as he remembered it. Evidently he would find it considerably changed. But what was this that was happening to it? He couldn't make it out. It disturbed him, vaguely, as one is always disturbed and shaken by the sudden realization of time's changes in something that one has know all one's life.
or
He never had the sense of home so much as when he felt that he was going there. It was only when he got there that his homelessness began.
Yet, I felt that his novel got out of hand at times, losing itself in the details and minutiae of a party or the antics of the young writer's editor. More importantly maybe, I was deceived by the latter part of the book consecrated to Berlin and Germany. To start out, the protagonist - in a friendly manner - mocks his German friends accents in English when they are taking him to the train station, even while it becomes obvious quickly that he - as far too many Anglo-Saxons I fear - has at most a basic understanding of the language himself. In turn, how am I to take his assessment of anything going on in Germany at face value if his primary mode of communication in the country is a language other than the native one?
Still, his description provides a powerful imagery of the Olympic Games in Nazi Berlin:
And there were great displays of marching men, sometimes ungunned but rhythmic as regiments of brown shirts went swinging through the streets. By noon each day all the main approaches to the games, the embannered streets and avenues of the route which the Leader would take to the stadium, miles away, were walled in by the troops. They stood at ease, young men, laughing and talking with each other - the Leader's body-guards, the Schutz Staffel units, the Storm Troopers, all the ranks and divisions in their different uniforms - and they stretched in two unbroken lines from the Wilhelm-strasse up the arches of the Brandenburger Tor. Then, suddenly, the sharp command, and instantly there would be the solid smack of ten thousand leather boots as they came together with the sound of war.
It seemed as if everything had been planned for this moment, shaped to this triumphant purpose. But the people - they had not been planned. Day after day, behind the unbroken wall of soldiers, they stood and waited in a dense and patient throng. These were the masses o the nation, the poor ones of the earth, the humble ones of life, the workers and the wives, the mothers and the children - and day after day they came and stood and waited. They were there because they did not have money enough to buy the little cardboard squares that would given them places within the magic ring. From noon till night they waited for just two brief and golden moments of the day: the moment when the Leader went out to the stadium, and the moment when he returned.
Friday, January 06, 2012
Educated Migrants and Self-Exclusion
Gran Tourismo Travels posted an interesting interview with Paul Sullivan who runs Slow Travel Berlin. I appreciate the underlying concept and idea laid out in the interview as well as - to some extent - both websites. According to Paul slow travel were to mean
Taking your time around a city, not rushing, resisting the urge to follow itineraries, and interacting with local people and local culture, using local businesses, and using public transport and bicycles. Dropping in to a place and just doing your own thing, or knowing the ‘rules’ and breaking them.
I have never really traveled any other way, so I am not certain how much of a novel concept this is and whether it requires its own moniker. Whatever though, I adhere to most of the ideas and Paul's website seems well done/researched and I probably should recommend him for his initiative trying to - at the margins - change mass tourism.
Yet, what struck me in the aforementioned interview is a topic I have blogged about before and that I do not seem to be able to shake, namely Berlin and its recent influx of white liberal Europeans (and Americans) who stay ignorant of the city they choose to live in to an extent that I find simply astonishing.
According to Paul 'there’s a resistance to capitalism [in Berlin], a leftover of the legacy of communism perhaps.' You have never heard of Kreuzberg pre-reunification I assume? The squats of the 80s, the Wehrpflichtflüchtigen, the riots around May 1st? Even in the early part of the 20th century Berlin was redder than the rest of the country. That's just slight historical ignorance though, let's ignore it in turn.
More importantly Paul believes that 'many [...] Berliners [...] work in the international creative industries and are used to speaking English and are open to foreigners.' Well, yeah, actually, you know what? No! Most Berliners live in parts of the city most young, educated migrants to Berlin - whether German or foreign - never go to. Spandau, Reinickendorf, Hohenschönhausen, Marzahn, the whole South West, the list goes on. These people might speak English to some extent or another but they most definitely do not work in 'international creative industries' or are 'used to speaking English.' Arguably most of them aren't even 'open to foreigners' even when they might themselves be of Polish, Turkish, Vietnamese or Yugoslav origin. They are also not the 'handful of anarchists who hate tourists' by the way.
Really what this - and soyons honnête - most of the Slow Travel website hints at is the self-exclusion and incestuous nature of most expats living in Berlin (or really anywhere else). Let's face it, if you come to Berlin without knowing German, you will gain nothing but an extremely fleeting, superficial comprehension of the city - no matter how slow you travel. Hanging out with other expats and tourists in English-language bookshops in Kreuzberg will not give you a proper understanding of Berlin either.
Point being? I am not sure. I really like the website actually. There is good research in a piece on the Pfaueninsel and a literary take on the Kudamm. Yet, I am repeatedly irked by the all too common perception of Berlin as the party town consisting essentially of the inner-city areas populated by cool people. I lived close to Barbès in Paris, I currently live near Bab Souika in Tunis, here are two women describing their quartier in Lichterfelde, I sympathize with the goals set out by the slow travel movement, in fact I try to live it on a daily basis. Paul's comments cited
above make me think of my well-educated, bourgeois Tunisian
acquaintances who were absolutely shocked at seeing the Ennahda,
the Islamist party, handily win elections here. You need to leave
your bubble if you want to know what's going on. Ironically,
Paul's website tries do that even while he fails at it in his
interview.
Wednesday, January 04, 2012
Ich hab mit den schönsten Mädchen getanzt
Dagoberto Gilb gehört zu den interessanten neueren südstaaten und süd-westlichen Autoren, welche ich über meinen Vater entdeckt. Gilb selber ist ein hispanic Texan, der heute in Austin wohnt. Er ist einer der eher selten working class Schriftsteller, war selber jahrelang als Schreiner tätig. Seine Geschichten sind dementsprechend durch dieses Milieu geprägt. Arme, hauptsächlich hispanische Arbeiter, welche am Existenzminimum leben, oft viel trinken und sich in ihren sozialen Kontakten desöfteren suboptimal verhalten.
Gilb schafft es diesen Leuten eine Stimme zu geben, sie in ihren Dilemma, in ihrem täglichen Leben und Schwierigkeiten darzustellen. Dies ist keine große Literatur - was auch immer das genau heißen mag - aber gute Lektüre, welche einem vor allem eine Welt öffnet, die sonst verschlossen scheint.
Thursday, December 29, 2011
Macht und Gewalt
Mein zweites Buch von Hannah Arendt nach Eichman in Jerusalem, welches mich sehr beeindruckt hatte, Macht und Gewalt hatte leider nicht die gleiche rhetorische Kraft und intellektuelle Brillanz, wie das erstgenannte. Nichtsdestrotz unterscheidet Arendt hier sehr interessant zwischen Gewalt und Macht, wobei sie erstere fast als Zeichen von Machtlosigkeit ansieht. Ihre Diskussion bleibt aber zu oft sehr in ihrer Zeit verwurzelt, der Studentendemonstrationen der 60er und 70er Jahre. Nur noch ein schoenes von ihr benutztes Chomsky Zitat - im Gedenken an Griechenland und Italien:
Welche Gründe sprechen denn überhaupt für die Annahme, dass diejenigen, die auf Grund ihrer Kenntnisse und technischen Fähigkeiten Macht für sich beanspruchen, segensreicheren Gebrauch von ihr machen werden als diejenigen, deren Anspruch sich auf Reichtum oder aristokratische Herkunft gründet?
Monday, December 26, 2011
Darkness at Noon
Arthur Koestler is another one of those mythic intellectual figures of the 20th century comparable to Beauvoir, Sartre, and Malraux - random insertion: Weird that I automatically thought of French people here. Another one would have been Camus, a pied noir. Koestler's novel Darkness at Noon had originally been written in German (Sonnenfinsternis) but with the original lost the English version comes closest to the text of origin having been translated only once.
The author, formerly Communist himself, describes the fate of one Rubashov who faces trial in a schizophrenic totalitarian-socialist regime that he had helped built. Koestler here really mirrors the Moscow trials, Stalin's - successful - attempt to kill of and discredit the ones who had helped construct the Soviet Union in the first place. Rubashov and his contemporaries essentially are being forced to face the monster, the generation, that they themselves created. This generation does not doubt the infallibility of the party, of its No 1. While Rubashov in the course of his work came to doubt party decisions and its victims, well-meaning detractor of the party line, opponents to immoral attempts to assure economic success, his younger successors have learned to never shy away from that human cost.
Rubashov in the end, whether out of a need of self-sacrifice for a greater good or because of the physical pressure brought upon him, decides to toe the party line once more and implicates himself as a traitor and collaborator with foreign powers. A sad, but extremely humane story of a man in horror of what he helped create yet still unable to truly shake off its utopian appeal.
Sunday, December 18, 2011
Groschenroman
Martin Keunes Groschenroman gibt das das Leben von Axel Rudolph einem Lebenskünstler, Frauenheld und Pop-Literaturautor des Anfang des 20. Jahrhunderts wieder. Rudolph wurde unter den Nazis aufgrund seines mangelnden Anpassungsvermögen, seiner post-nationalen Identitätsmerkmalen sowie wohl einfach eines ungesunden Alkoholkonsums mit all seinen Folgen ermordet. Er war kein Widerstandskämpfer, starb aber als solcher und vor allem als ein einfacher Mann, welcher sich nicht verbiegen konnte oder wollte.
Rudolphs Lebensgeschichte ist faszinierend. Seine Zeit in Russland während des Ersten Weltkrieges, als Gefangener, eine Periode in einem Lager in Dänemark, welche ihm das Land nahe brachte und zwei Kinder sowie eine Frau bescherte. Seine Arbeitslosigkeit, seine Armut, ja seine Obdachlosigkeit in der Weimarer Zeit gefolgt von seinem Aufstieg zum erfolgreichen Abenteuerliteraturautor. Insgesamt stellt Rudolph noch verstärkt durch sein tragisches Ende ein bewegendes und interessantes Stück Geschichte dar.
Leider schafft Keune es nur begrenzt aus dem Material einen guten Text zu formen. Er will einerseits den Fakten treu bleiben, aber andererseits einen Roman schreiben. Notgedrungen schafft er beides nicht. Die Biographie wird durch eher schwache Dialoge und zu offensichtlichen pop-psychologischen Erklärungsversuchen geschwächt. Der Roman leidet unter den zusammenfassenden, biographischen Erklärungen. Schade, dass aus diesem Potential so wenig gemacht wurde, gerade weil vor allem die biographischen Teile des Buches wirklich aufschlussreich sind und eigentlich nur die literarische minderwertigen Dialoge und andere poetischen Ausschweifungen die Lektüre ein wenig verderben.
Sunday, December 11, 2011
L'attentat
Je ne sais pas qu'est-ce que c'est exactement avec la littérature algérienne. Peut-être quelque chose dans l'eau la-bas. En tout cas je kiffe vraiment vaque auteur algérien que j'ai lu jusqu’à maintenant - admettons, il n'y en pas trop. Cette fois-ci c'est Yasmina Khadra et on livre L'attentat. Son livre décrit les tentatives d'un palestinien de nationalité israélien, bien intégré, voir riche et avec beaucoup de succès comme médecin, qui gère - ou pas - le suicide de sa femme en tant que bombe humaine.
Sujet très difficile, et Khadra souvent - parfois? - prend des positions auxquelles j'ai du mal de m'accorder. Mais il n'entre pas trop dans le jeu politique et peint un conflit israélite-palestinien sans vrai personnage vilaine. Ce suffit pour lui de démontrer la violence, le conflit intra-palestinnienne, le racisme quotidien envers des palestiniennes vivant en Israël mais son raisons d’être. Un livre comme un ouragan qui emmène le lecteur avec lui sans qu'il puisse s’arrêter ni savoir ou il en va finir.
Eine Übertragung
Meine Kenntnisse der DDR-Literatur summierten sich bisher auf nicht ein einziges Buch befürchte ich. Wolfgang Hilbigs Eine Übertragung besitze ich glaube ich schon seit fast zehn Jahren, es wird irgendwann ein Geschenk oder Kauf gewesen sein. Es ist nichts als ein großer Zufall, dass ich es jetzt mit nach Tunesien nahm und hier meine erste Auseinandersetzung mit dem literarischen Osten hatte.
Hilbig ist ein schwieriger Autor, sein Roman ist nur schwer verständlich, dominiert von schwer zu folgenden Monologen ab und an aufgelockert durch leichter nachvollziehbarere Dialoge und Szenenbeschreibungen. Ich hatte zu kaempfen an diesem Buch muss ich eingestehen, das hing auch damit zusammen, dass ich nur selten genug Zeit hatte einfach mal länger am Stück darin zu lesen, aber Hilbig will auch glaube ich einfach seinem Leser das Leben nicht unbedingt vereinfachen.
Trotzdem bleibt ein eindrucksvolles Gesamtbildnis der späten DDR-Jahre übrig, die Sinn- und Wahllosigkeit der Gefangenenjahre, die IM-Tätigkeitsangebote, der Seelenausverkauf, aber auch das spießige soi-disant normale Leben. Ein schwieriges Buch aber ein gutes Buch.
Friday, November 25, 2011
Deutschland, Deine Schande
Ich konnte mich lange nicht entscheiden, wie ich auf die Enthüllungen um den Nationalsozialistischen Untergrund (NSU) reagieren sollte. Ich verspürte nur ein vages Gefühl des Grauen, des Schocks. Wie kann so etwas in Deutschland heutzutage möglich sein? Ich meine hiermit gar nicht die Mordtaten oder den Rechtsterrorismus als solche(n). Mölln, Rostock, Dresden, insgesamt mindestens 146 Opfer seit 1990 dürften ausreichend klar gemacht haben, dass solcherart Gräueltaten zur Normalität Deutschlands gehört. Nein, was mich vielmehr schockiert, ja erschreckt, ist die begleitende Reaktion der deutschen Öffentlichkeit in der Vergangenheit und bis zu einem gewissen Grade auch heute noch.
Eine Gruppe von mindestens drei landesbekannter Neonazis taucht ab und verbringt mit Unterstützung von Kumpanen - gar - unabsichtlich? - staatlichen Organen? - 14 Jahre im Untergrund. In dieser Zeit ermorden sie neun Mitbürger türkischen bzw griechischen Hintergrundes sowie eine - zufälligerweise? - aus Thüringen stammende Polizistin. Zehn Opfer also, neun davon mit der gleichen Waffe, eine Sonderkommission (Bosporus) ermittelt. Skandalös, ja furchterregend, genug muss man sagen. Ist die Polizei, der Verfassungsschutz, einfach nur inkompetent oder gab es gar Kontakte zu den Tätern - siehe den Verfassungsschützer präsent Minuten vor dem letzten Mord in Hessen, den falschen Reisepass von Uwe Mundlos.
Jetzt aber kommt erst der eigentlich Skandal. Niemand merkt, dass es sich hier um Rechtsterrorismus, um feige ausländerfeindliche Morde handelt!. Laut FR gab es in den Archiven der deutschen Zeitungen einen (1!) Artikel, welcher diese Möglichkeit in Betracht zog. Die Reaktion der Polizei schien sich auf Ausländer = Bandenkriminalität zu beschränken, selbst die eigens herangezogenen Profiler wurden ignoriert. Beteuerungen der Verwandten der Opfer über das brave Kleinbürgertum derselben blieben im - wohl unterbewussten, aber gerade deswegen so erschreckenden - inhärenten Rassismus der Polizei aber auch der Medienöffentlichkeit hängen.
Der Deutsche heute mag (und 'darf') zwar Patriot sein, zu agierendem Ausländerhass, zu Mord und Totschlag kann das in den Köpfen der Polizei, Politik und (Mehrheits-)gesellschaft aber nicht führen. Es gibt in Deutschland eine Regierung(spartei), welche seit Jahren vor der unterschätzten Gefahr des Linksextremismus warnt, welche vor eingebildeter 'Deutschfeindlichkeit' auf den Schulhöfen warnt, welche brennende Autos als Gefahr für die Demokratie und neue Dimension des Extremismus betrachtet. Dieselbe Regierung und ihre ausführenden Organe merken dann nicht, dass es einen mordenden Rechtsextremismus in Deutschland gibt, der ja vielmehr als zehn Opfer auf dem Gewissen hat? Kriegt es nicht mit, dass eine Bande feiger Mörder wehrlose Migranten abknallt und einen Banküberfall an den anderen reiht (sieben in der selben Stadt!)? Gehts noch?
Die Polizei und der Verfassungsschutz ignorieren die Opferverwandten, welche offen von rechtsextremen Taten sprechen, stattdessen recherchieren sie in der Türkei. Sie ignorieren, dass in der rechten Szene Lieder über die Täter und über die Opfer gesungen werden. Was machen diese V-Männer eigentlich den ganzen Tag über? Die erwähnte Regierung(spartei) verklausuliert sich mittlerweile die zu ihrem Weltbild passende Extremismushackordnung zu recht.
Aber das ist noch nicht alles, denn wie bereits erwähnt, wo waren denn die Medien, wo waren wir denn? Wir haben (fast) alle die blinde Assoziation Ausländer und Bandenkriminalität ohne jedwedes Hinterfragen akzeptiert. Was sagt das eigentlich über die deutsche Gesellschaft? Da sitzt der moderne deutsche Bürger der Berliner Republik, erfreut sich an seinem neu gefundenen Jubelpatriotismus, daran, dass die Fußballnationalmannschaft endlich spielen kann, kritisiert die faulen Griechen, welche nur an unser Geld wollen und ergibt sich in selbstgerechter Eigenbeweihräucherung über Deutschlands (Export-)wirtschaftserfolge und sein ach so moderates ab- und auf geklärtes Weltverständnis.
Pustekuchen. Zehn Mitbürger sind tot. Ermordet. Neun davon einfach, weil ihre Hautfarbe nicht zur gängigen ausgebleichten Variante passte, weil sie immer noch Schnurrbärte trugen, weil sie nicht 'Deutsch' genug waren. Und was ist dem eben beschriebenen deutschen Bürger? Der weltoffenen, moderaten, gebildeten, qualitativ-hochwertigen deutschen Presse? Er/sie kriegt es nicht mit! Der Fall wird nicht einmal mehr ignoriert, seine offenkundigste (siehe unseren bereits erwähnten Profiler sowie die Verwandten der Opfer) Lösungsvariante wird einfach nicht als Möglichkeit wahrgenommen.
Stattdessen jetzt die große Überraschung, aber man konnte es ja nicht ahnen, nicht einmal in der rechten Szene (laut Spiegel) und es ist sowieso eine ganz neue, unvorstellbare Dimension. Entschuldigungen über Entschuldigungen, eine schwächer als die andere.
Man ignorierte (Ausnahme: Die Linke) einfach jahrzehntelang die Opfer rechter Gewalt, man glaubte sich sicher als moderner Biedermann in seinem selbstgerechten Sud. Und jetzt folgt eine vorhersehbare Diskussion über ein Verbot der NPA, über den Sinn und Unsinn der V-Maenner in der rechten Szene, alles relevante Fragen. Aber viel wichtiger ist doch, was all dies eigentlich für die Gesellschaft (und ihre Medien) bedeutet, was für einen - teils versteckten und unterbewussten - Rassismus muss man aufarbeiten? Wie kann man als rapide alternde Gesellschaft die - nötigen - zukünftigen Immigranten willkommen heissen? Aus den Fehlern der Vergangenheit lernen? Das ist doch die Diskussion, die wir jetzt führen müssen. Was haben wir, Politik, Medien, Gesellschaft, falsch gemacht? Was müssen wir ändern? Sarrazin und andere verdienen sich dumm und dämmlich um als angeblich tabubrechende Provokateure unter lautem Beifall der Bevölkerung auf den sogenannte Ausländern rumzuhacken, hört auf damit fangt an auf Euch selber rumzuhacken. Das ist offenkundig viel nötiger.
Diese Fragen wurden natürlich von einigen Medien aufgegriffen, die FAZ, die FR befassten sich damit. Leider aber zu wenige zu wenig und vor allem natürlich zu spät.
Diese Fragen wurden natürlich von einigen Medien aufgegriffen, die FAZ, die FR befassten sich damit. Leider aber zu wenige zu wenig und vor allem natürlich zu spät.
Subscribe to:
Posts (Atom)
